«Le Président doit prendre sur lui de…» : Malick Diagne

Trois élections dans une période de deux ans auront des conséquences sur le fonctionnement du Sénégal. C’est l’avis de Malick Diagne, expert en décentralisation et observateur politique. Selon lui, cette période d’élection peut créer une instabilité sur le plan macro-économique que les investisseurs redoutent.



«Ce n’est pas la première fois qu’il y a un référendum au Sénégal. Mais celle-ci a une particularité parce qu’on parle beaucoup de la limitation de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans». Ces propos sont de Malick Diagne, expert en décentralisation qui s’exprimait sur les ondes de Sud fm sur la problématique de la possibilité de la tenue de trois élections en l’espace de deux ans.

Selon lui, ce cas de figure peut avoir une conséquence sur la marche du pays : «C’est ça qui fait que ce scrutin a une importance particulière. Ce n’est pas que la durée du mandat présidentiel, il y aura aussi d’autres changements. On a parlé du régime parlementaire, et je sais qu’il y a une commission chargée de réfléchir sur cette question. Il y a le fait que le référendum qui va être organisé en 2016, la proximité de cette élection avec la présidentielle aura certainement des effets sur la présidentielle, déjà on parle de la limitation de la durée du mandat présidentielle», a-t-il déclaré.

Cette situation doit pousser le président de la République à prendre certaines mesures : «Il faut que le président de la République prenne sur lui la décision de limiter son mandat. Il y aura peut-être aussi des effets attendus lors de la présidentielle si on décide de passer outre cette recommandation, cette directive, il y aura aussi des effets, certainement il y aura des présidentielles en 2019».

S’en suivent des effets sur le plan économique : «Il y aura aussi le facteur que pendant deux ans, le pays sera peut-être bloqué parce que les élections ça bloque le fonctionnement du pays, car pendant la période des campagnes électorales, il y a des effets que les partenaires au développement détestent, parce que cela déstabilise l’environnement macro-économique du pays. Il y aura aussi la présidentielle de 2017 qui sera suivie des élections législatives. Pour le moment, le calendrier n’a pas été fixé, c’est ça qui rend difficiles les projections que l’on peut faire parce qu’on peut aussi se retrouver avec des élections couplées», a-t-il conclu.

Ousmane Demba Kane

Dimanche 9 Août 2015 - 20:00



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