Le Professeur Oumar Sankharé présente ses excuses



Le Professeur Oumar Sankharé présente ses excuses
Suite aux différentes réactions et à l’incompréhension suscitées par la sortie de son ouvrage « Le Coran et la culture grecque », le Professeur Oumar Sankharé, tiens à faire les précisions suivantes :

« Je réaffirme, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire, que je ne récuse aucunement le Coran qui est un message émanant du Tout- Puissant Allah.
Je n’ai tenu aucun propos, dans l’ensemble de mon livre, qui remet en cause le statut de Mouhammad (PSL) comme Prophète et envoyé de Dieu. En tant que musulman, je le reconnais comme le prophète qui clôt la prophétie.
 Je ne suis le suppôt d’aucun lobby islamophobe, encore moins le bras armé d’aucune organisation occulte anti-islamique. L’absence d’assistance au moment de mes récents ennuis de santé le prouve à suffisance, si besoin en était.
 À tous les musulmans de la Oumma que cette situation a affectés dans leur foi et dans leurs convictions religieuses, à ma famille et à mes amis qui ont été incommodés par cette actualité, je présente toutes mes excuses. Mon intention n’était aucunement de porter atteinte à l’Islam, au Coran et au prophète Mouhammad (PSL).
Je prie pour la paix et la concorde dans notre cher pays, le Sénégal, et dans toute la Oumma islamique », a-t-il déclaré.


Dimanche 25 Mai 2014 - 09:25




1.Posté par awa sio djambar le 27/05/2014 21:46
Une tempête après la parution de l’ouvrage du Professeur Sankharé

Le récent ouvrage, « le Coran et la culture grecque » du professeur Oumar Sankharé de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, vient de soulever un tollé d’indignations chez les religieux du pays pour qu’on mesure la profondeur d’une des tragédies africaines.
Au demeurant, le lecteur Africain, précisément Noir, est tenu de se positionner dans son univers ancré à celui de ses ancêtres parce qu’il est le premier héritier de la civilisation humaine et que par conséquent aucun peuple ou du moins, aucune nation de peuples ne pourrait prétendre avoir invoqué l’Intelligence Divine avant lui. Ce point est important d’autant qu’il y a lieu de réitérer qu’aucune production intellectuelle ne saurait prévaloir des prérogatives à certains dans leurs randonnés imaginaires.
Ceci est pour dire que l’une des tragédies de l’Africain, surtout l’intellectuel Africain, est son aliénation tantôt par son éducation occidentale ou tantôt par son éducation orientale. Car, aussi subjective qu’apparait l’image conflictuelle et permanente entre les deux écoles qui formate cet être, il n’en demeure pas moins que cette éducation annihile l’âme africaine
Le constat tragique est qu’un produit et par ailleurs un pilier de l’université Cheikh Anta Diop soit ignorant que la culture grecque (ou à défaut la prétendue civilisation hellène) n’a contribué aucune impulsion aux religions dite révélées sauf de les revêtir de dogmes d’un patriarcat perverse avec l’intolérance de supposés divinités uniques, omniscientes, omniprésentes alors qu’elles puisèrent leur source de l’antiquité égyptienne d’Akhenaton. Akhenaton, de son vrai nom Akenten, était le pharaon hérétique qui se présenta comme le dévot du dieu Amen-Ra à travers lequel se développèrent les religions monothéistes. Peu être que les dévots Africains reconnaitront la racine du mot « Amen » ou « Amin » par lesquels se termine leurs récits d’adoration, de louanges et de prières.
Au fait, que chercherait à défendre le professeur Oumar Sankharé, même inconsciemment, sinon une supposé dévolution de la culture grecque au « Mohamèdanisme », plus communément désigné comme l’Islam (la religion de paix), et qui comme il le constate à ses dépens, n’a pas d’adhérents paisibles puisque le clergé s’offusque de tout amalgame ?
Pourtant, la question fondamentale, est « nègre, qu’as-tu à défendre des Grecques ou leurs héritages puisqu’ils ne sont ni tes ancêtres ni tes parents ?
La tragédie de l’intellectuel africain est de réduire son humanité sans saisir qu’il s’ingère dans le duel culturel, c'est-à-dire, cultuel, philosophique voire militaire des ennemis qui de part et d’autre, le subjugue. Plus que tout, cet être renie tout de lui malgré ce grand héritage primordial et universel de la vérité.
Cette caractéristique est valable aussi pour la meute de religieux africains aussi puissants fussent-ils qui oublient que leurs ancêtres étaient convertis par la force de la peur des sabres avec lesquels les Arabes et mécènes égorgeaient des centaines de milliers dont le sang témoignent malgré tout que ces religions n’ont à aucun moment de l’histoire amener la paix. Nous voudrons comme preuve encore les menaces de lynchage sur le professeur et les assauts sur sa famille pour déplorer la tragédie africaine.
Disons-nous la vérité. Ceux qui s’insurgent contre le professeur Oumar Sankharé pour des propos blasphématoires ne témoignent pas de la confession de foi d’une religion de paix, encore moins de justice mais d’une vengeance qui démontre que tout ce qu’ils prêchent tout le long des journées n’est que vent et faussetés.
Nous aimerons bien voir comment les inquisiteurs du professeur Oumar Sankharé – l’organisation JAMRA et le MBAN GACCE prouveront en saisissant les hautes institutions judiciaires que le Coran était compilé durant la vie du Prophète Mohammed (PSL) et non des décennies sinon des siècles après sa montée aux cieux ?
Est-ce que ces inquisiteurs savent qu’un bon nombre des membres de l’Ordre des magistrats et l’Ordre des avocats sont des francs maçons ? Croient-t-ils trouver la justice avec un grand J dans le temple de Thémis alors que même les Grecques la cherche jusqu’à ce jour ? Nous le doutions mais nak, la justice de Ponce Pilate fait jurisprudence au Sénégal alors nous allons, wait to see.
Nous, à travers l’Afrique en général et le Sénégal en particulier, serons éternellement reconnaissant si ces inquisiteurs pouvaient nous débarrasser d’abord des francs maçons parmi lesquels figurent de éminents religieux et qui fécondent dans les organisations religieuses et caritatives. Nous croyons aussi qu’ils pourront démasquer ces pédophiles parmi le clergé et dans les Daaras qui abusent les enfants.
Enfin, nous souhaitons réanimer sincèrement les âmes de nos frères et sœurs, de nos enfants des fers de l’obscurantisme religieux pour que commence la vraie renaissance de l’Afrique pour en faire un lieu de bien être plutôt que l’enfer des damnés de la terre. Nous pensons bienséant que rayonne la gloire de nos ancêtres sur des principes simples comme la justice, la vérité, l’ordre, l’harmonie, la droiture, l’équilibre et la réciprocité. Enfin, rien que les principes de MAAT nous mènerons vers cette renaissance car nous sommes les héritiers de cette terre avant tout autre peuple.
L’Afrique est le continent sacré avec des saints et des saintes.

J S Beye

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