Le SAES-UASZ dénonce la campagne de manipulation, de désinformation et d’infiltration du MESR



Le SAES-UASZ dénonce la campagne de manipulation, de désinformation et d’infiltration du MESR
«Si la récente visite du Président de la République en Casamance a eu une connotation économique, il n’en demeure pas moins qu’elle a aussi servie de fenêtre  à certains sbires du MESR de saisir l’opportunité à s’engager dans des tentatives de manipulation et de désinformation à l’endroit d’une certaine catégorie de personnes, supposées être des « leaders locaux ».  Aujourd’hui, une mise au point s’impose pour rétablir la vérité sur un certain nombre de faits », entame ladite partie qui précise : « Il convient d’abord de souligner que le SAES-UASZ n’a adressé aucune demande d’audience à l’endroit du Président de la République lors de son passage à Ziguinchor ».

 
Ensuite, le SAES-UASZ «n’a donné aucun mandat, à qui que ce soit, pour rencontrer le directeur de l’enseignement supérieur privé venu rencontrer des dirigeants (syndicalistes ou étudiants). Ainsi, « les agissements de ce directeur, accompagné du chargé de communication du MESR et du directeur des bourses, s’inscrivent dans une stratégie basée sur la tromperie et la roublardise, méthodes héritées de leur mentor et maître, MTN, pour mener une campagne de désinformation autour de la Loi cadre ». De plus, «l'existence de plusieurs moutures du texte de loi installe la confusion et sème le doute dans la tête des représentants du peuple, lesquels doivent se sentir,  dans leur for intérieur, trahis et manipulés par le MESR qui leur a royalement menti ! Comble d'ironie, aucun des ministres, membres du comité de suivi, n'est en mesure de mettre à la disposition du SAES (et encore moins du public !) la « bonne » version votée ! Il en est de même du flou volontairement entretenu sur la promulgation (ou non ?!) de la loi par le Président de la République dont le silence est tout aussi troublant ».   

 
Au vu de ces actes, souligne le document parvenu à Pressafrik.com, «il apparaît clairement que ce directeur ne voulait nullement expliquer « aux leaders » cette loi anticonstitutionnelle, liberticide, autonomicide et dont il convient de rappeler qu'elle a été votée, en procédure d'urgence le 26 décembre dernier à 20h, par seulement 35 députés sur 150.  Quelle (s) explication (s) valable (s) doit-on attendre d'une personne qui est au service de celui qui tire les ficelles de la Loi-cadre, de celui qui est le seul à connaitre les tenants et les aboutissants (les dessous) de cette réforme qui rappelle le plan d’ajustement structurel ?


En vérité, il s'agit plutôt, pour le directeur de l'enseignement supérieur privé, d’une mission prospective aux allures d'un séjour initiatique à l’UASZ où il essaie de se positionner déjà comme le futur recteur ! C’est mal sain et c’est raté.... ». « Plus que de la manipulation,  il s’agit d’infiltration », poursuit le SAES-UASZ qui indique que « le MESR  n’envoie pas que des émissaires ; il va au-delà en confiant à des gens parmi nous la mission d’être l’AVOCAT du DIABLE de la Loi cadre ». Dès lors, le SAES-UASZ «tient juste à rappeler d’abord l’élection des recteurs, conformément aux recommandations de la CNAES reste d’actualité et le SAES entend se battre pour la faire respecter. L’UASZ n’est pas le terrain de jeu favori des apprentis-recteurs, encore moins un jeu de chaise musical pour un club d’opportunistes politiciens qui ne se découvrent une intelligence que lorsqu’ils occupent des positions de sinécure ».
 

« A ceux-là qui caressent l’idée de faire de l’UASZ un tremplin vers d’autres prairies plus vertes, qu’il sache que le SAES-UASZ n’acceptera pas de recteurs stagiaires voulant faire de notre université un lieu d’expérimentation du nouveau modèle de management des universités publiques, imposé par la Banque Mondiale.  Pour ces avocats du Diable internes, nous tenons à  rappeler qu’à l’UASZ la gouvernance institutionnelle effective voudrait que les vice-recteurs soient élus selon l’article 31 du décret n°2008-537 du 22 mai 2008 portant création et organisation de l’Université de Ziguinchor. Cet article dispose que « les vice-recteurs sont élus parmi les membres du Conseil d’Administration et sont nommés par le Recteur pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois » ».

Or, « des deux vice-recteurs de l’UASZ, seul un était membre du conseil d’administration à sa nomination. Maintenant que les enseignants de rang A, membres du CA, existent, nous veillerons à ce que cette disposition soit strictement respectée et qu’aucun vice-recteur ne soit désormais nommé par défaut. Par conséquent, ceux-là même qui essaient de suivre aveuglément les consignes du MESR et ceux qui sont nommés dans l’illégalité la plus totale comprennent qu’une telle situation n’a d’ailleurs que trop duré et ne saurait perdurer ! », s’éructe le SAES-UASZ qui exige « le respect strict des textes qui régissent l’UASZ » et demande « fermement à l’autorité rectorale l’organisation d’élections transparentes et démocratiques des vice-recteurs, seule gage d’une gouvernance universitaire dépolitisée ».


Puis, le SAES, «conscient de son rôle de veille », rappelle que « toute tentative de manipulation et de désinformation ne saurait entamer sa détermination à lutter pour un enseignement supérieur public de qualité, à se battre pour la promotion d’une gouvernance institutionnelle transparente de l’Université publique sénégalaise. Non aux processus de politisation (en cours d’institutionnalisation !) et de privatisation rampante de notre système d’enseignement supérieur public, qui mettront lourdement en danger de nombreux enfants du pays, les familles et finalement la société sénégalaise toute entière ».
 


Jeudi 5 Mars 2015 - 11:25




1.Posté par prof le 06/03/2015 08:56
Mary Teuw Niane doit arrêter de manipuler l'opinion publique.
Pourquoi s'adonne-t-il toujours au double langage?

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