Le Sénégal et le Maroc ont décidé d’enterrer ASI pour une nouvelle compagnie aérienne

Une nouvelle compagnie aérienne va remplacer Air Sénégal International (ASI). Les co-actionnaires, l’Etat du Sénégal et la Royal Air Maroc (RAM) ont décidé d’enterrer ASI suite à la crise qui secoue la compagnie selon un communiqué conjoint de ce vendredi 29 mai du ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade et de Driss Benhima, Président Directeur Général de la RAM.



Le Sénégal et le Maroc ont décidé d’enterrer ASI pour une nouvelle compagnie aérienne
Le Sénégal et le Maroc sont parvenus à un accord «positif». En effet, «l’Etat du Sénégal et Royal Air Maroc ont convenu d’œuvrer pour la création, sous l’impulsion de l’Etat et avec le concours actif de Royal Air Maroc, d’une nouvelle compagnie aérienne» révèle le communiqué. Il précise qu’il n’y aura aucune participation capitalistique de la part du Maroc et le capital sera majoritairement détenu par le secteur privé sénégalais.

La nouvelle compagnie aérienne dont le nom n'est pas encore connu devra démarrer ses activités dans les plus brefs délais et bénéficiera de la part de la RAM de toutes les prestations techniques, commerciales et opérationnelles nécessaires pour lui permettre de démarrer son exploitation dans de bonnes conditions peut on lire dans le communiqué.

Concernant la situation du personnel, les deux partenaires ont convenu de prendre en charge les salaires et le passif social de l’ensemble du personnel d’ASI, d’indemniser les salariés. Ils ont également décidé de redéployer le personnel d’ASI au sein des sociétés existantes opérant sur la plate–forme aéroportuaire de Dakar et/ou de la RAM et/ de la Nouvelle Compagnie aérienne qui sera créée au Sénégal.

La situation financière désastreuse a conduit ASI à déclarer la cessation de paiement menant à l’ouverture d’une procédure de liquidation des biens. Parmi les conséquences directes de cette situation il y a la perte de plus de 500 emplois, la reprise des avions par les créanciers, la perte de qualité de membre de l’IATA (« International Air Transport Association ») excluant la Compagnie du réseau mondial de vente/achat de billets rappelle le porte-parole du ministère de la Coopération Internationale, de l’Aménagement du territoire des Transports aériens et des Infrastructures, MADIOR SYLLA dans un communiqué

Il y a eu également un préjudice financier aux passagers dont de nombreux sénégalais de la diaspora qui avaient déjà acheté leurs billets, des menaces sur les activités touristiques au Sénégal, en particulier en Casamance avec l’arrêt des liaisons Dakar-Cap Skiring et Dakar-Ziguinchor


Awa DIEDHIOU

Vendredi 29 Mai 2009 - 17:11



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