Le Tchad fête ses 53 ans d'indépendance, Déby s'adresse à la presse

Dimanche, le Tchad célébrait le 53e anniversaire de son indépendance.
Une occasion pour le chef de l’Etat de revenir sur les sujets d’actualités avec la presse locale, comme il en l’habitude depuis quelques années. Arrestations de journalistes, tentative de museler la presse et l’opposition, affaire Habré, Idriss Déby est revenu sur tous ces sujets.



"En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé", a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l'issue du sommet. Photo AFP / Bertrand Guay
"En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé", a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l'issue du sommet. Photo AFP / Bertrand Guay
Le Tchad célébrait dimanche ses 53 ans d’indépendance. A cette occasion, le président Idriss Déby est revenu sur divers sujets d’actualité. La vie chère, les conflits intercommunautaires, l’intervention du Tchad au Mali et en République Centrafricaine, l’affaire Habré ou les arrestations de journalistes et opposants politiques sont les sujets que le chef de l’Etat a évoqués avec les journalistes de la presse locale.
Sur l’affaire Habré, Idriss Déby a expliqué qu’aucune famille tchadienne n’a été épargnée par son règne et que lui-même qui a été son chef d’Etat-major a dû se rebeller pour sauver sa vie et finalement devenir son successeur. Son engagement à faire juger Habré, Idriss Déby l’explique par ceci : « Je suis sûr que le jugement d’Habré aura un impact sur le comportement de chaque Tchadien. Il s’agit de faire en sorte qu’il n’y ait pas un deuxième Habré dans notre pays ».
Conférence de presse de l'opposition mardi prochain
Sur le pustch manqué de mai 2013 et les arrestations des journalistes, le chef de l’Etat a nié toute volonté de bâillonner la presse et l’opposition. Et quand on lui demande pourquoi il ne veut pas reconnaître le statut de chef de file de l’opposition au député Saleh Kebzabo, statut pourtant reconnu par l’accord politique de 2007 et d’une loi, Idriss Déby répond : « C’est à l’opposition d’accepter de le prendre comme chef de file. Mais ce n’est pas au pouvoir d’installer un chef de parti politique comme le président des autres partis politiques ». Une réponse qui a incité l’opposition à organiser une conférence de presse mardi prochain.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Lundi 12 Août 2013 - 11:34



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