Le compte bancaire de Karim à Monaco ou l’art de servir du vieux dans un emballage neuf



Le compte bancaire de Karim à Monaco ou l’art de servir du vieux dans un emballage neuf
Campagne d’intox, manipulation, voilà les noms que mérite la publication d’un article du Quotidien repris dans la presse écrite et en ligne, sous le titre fracassant ‘’Karim Prince de Monaco ? La CREI saisit 30 comptes’’. Ce texte ne fait que reprendre les thèses du Procureur Spécial de la CREI et du Ministère de la Justice.

La publication qui veut créer la sensation présente, comme un élément nouveau, une soit disant découverte d’investigateurs, le compte bancaire que Karim possède à Monaco.

Il est dit que c’est une délégation judiciaire que la CREI a envoyée à Monaco qui vient de découvrir un compte que Karim y détenait et que, ‘’poussant leurs investigations’’, les ‘’envoyés spéciaux’’ de la CREI ont trouvé d’autres comptes au nom de Ibrahima Khalil Bourgi dit Bibo, Abdou Karim Bourgi, Pape Mamadou Pouye, reconnaissant, à la lettre, qu’ils sont propriétaires des sociétés titulaires des comptes.

Evidemment, l’article, reprenant la rengaine du Procureur Spécial déjà réfutée par des documents sans équivoque, les présente, de nouveau, comme étant des prête-noms, c’est-à-dire des individus sans personnalité aucune, sans patrimoine propre, ne possédant rien et ne gérant que pour Karim. On nous dit que les membres de la Commission seraient particulièrement irrités par l’article publié dans ‘’Le Quotidien’’.
Si, dans notre pays, le titre de propriété est bien régi par le Code des Obligations Civiles et Commerciales, les documents fournis par les intéressés sont, en l’absence d’un seul élément contraire, les preuves légales qu’ils sont propriétaires de leurs sociétés.
Si chaque fois, prenant un groupe de personnes qui se fréquentent on les présente toutes comme les prête-noms de l’une d’entre elles, où allons-nous ?

S’agissant de ces autres comptes, l’on sait que des centaines de Sénégalais, de tous les régimes, depuis l’indépendance, hommes politiques, hauts fonctionnaires et hommes d’affaires ont ouvert un ou plusieurs comptes à Monaco ou ailleurs.

La Commission rogatoire devrait donc s’étendre à tous les Sénégalais qui ont un compte à Monaco, à  Luxembourg, à Genève, Londres et New York ? Pourquoi, par exemple, ne pas étendre les investigations à Paris auprès de la Société générale, le Crédit Lyonnais ou la BNP, société-mère de la BICIS ? Et faire des rapprochements entre titulaires de comptes qui se fréquentent ?

En ce qui concerne Karim WADE dont on aurait trouvé l’équivalent de 1, 3 milliard dans un compte portant son nom,  rien d’étonnant pour notre compatriote qui a été pendant une dizaine d’années Directeur associé (Corporate Director) d’une grande Banque multinationale de la City de Londres qui, comme toutes les grandes multinationales non seulement alloue déjà des salaires substantiels aux grands cadres expatriés, mais distribue, à la fin de chaque année, à ses cadres supérieurs d’importants bonus.  Ensuite il a été Conseiller à la Présidence, Ministre et Ministre d’Etat pendant un certain nombre d’années  et est  le fils d’un Président à qui l’Etat, par le biais de la loi de Finances votée par  l’Assemblée nationale, a gratifié, en toute légalité, chaque année, pendant douze ans, de milliards dont il n’a pas à rendre compte.

Karim WADE, dont le mémoire en réponse est publié dans le net, s’est déjà largement expliqué sur tous  les fonds qu’il a eu à posséder ou à dépenser, notamment pour l’achat de vieilles petites villas jouxtant la maison familiale du Point pour son extension qui n’est d’ailleurs pas achevée.  Les plus hautes autorités actuelles n’ignorent rien de ses comptes, de leur consistance et leur origine des fonds qui y seraient déposés puisque, grâce à la traçabilité, il est tout à fait possible de remonter leur itinéraire qui a abouti   à une origine légale transparente, encore une fois, connue des plus hautes autorités actuelles. 
 
Sur cette question le débat doit être déclaré clos.
 
Terminons sur la fameuse délégation judiciaire ou les ‘’envoyés spéciaux’’ de la CREI à Monaco.   En les présentant comme des investigateurs, limiers hors pairs, on a voulu faire croire qu’il y avait quelque chose de nouveau et placer l’affaire dans une atmosphère de roman policier.
Au total, on aura remarqué que le Procureur spécial qui, visiblement, a inspiré l’article, n’ayant rien trouvé contre Karim, et ne disposant d’aucune preuve sérieuse des accusations de détournement de centaines de milliards qui seraient cachés en France ou aux Etats-Unis, a choisi d’adopter le profil bas sur les promesses faites par Macky Sall aux Sénégalais de ramener ces milliards au pays, et  tente maintenant, par manipulation de la presse, de nous divertir en orientant l’attention sur des questions de patrimoine qui, si importantes qu’elles soient, ne constituent pas le vrai problème qui est que les Sénégalais exigent que Macky Sall rapporte la preuve de l’existence à l’étranger,   non pas de 1,3 milliard, mais de centaines de milliards détournés et cachés par les gens du régime de Wade.
 
Pour relancer une opinion devenue profondément sceptique, désabusée et lassée par l’accumulation  d’une montagne de  mensonges destinés en réalité  à justifier une chasse aux sorcières, il a recours, maintenant, à la technique de présentation d’une vieille marchandise dans un emballage neuf.
Mayoro FAYE Communication PDS


Lundi 1 Juillet 2013 - 09:17




1.Posté par papasy le 01/07/2013 12:48 (depuis mobile)
Cessez de mentir. 0 commentaire , c''est dire que les sénégalais se foutent royalement de vos complaintes de vieilles filles abusees . Karim n'' à jamais travaille dans une banque: il n''était qu'' un apporteur d''affaires ayant fait des études en ingén

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter