Le conflit au Soudan du Sud au cœur du sommet de l'Union africaine

La récente flambée de violences à Juba le week-end dernier et la crainte d'un nouveau conflit à grande échelle au Soudan du Sud seront au cœur des discussions du sommet des chefs d'Etats de l'Union africaine, ce dimanche 17 juillet.



Le conflit au Soudan du Sud au cœur du sommet de l'Union africaine
Depuis décembre 2013 et la reprise de la guerre civile, on compte au moins 50 000 morts au Soudan du Sud. On pense notamment aux affrontements armés qui ont éclaté à Juba au moment du cinquième anniversaire du Soudan du Sud.

Ce qui se passe dans la capitale sud-soudanaise est « inacceptable », a réagiNkosazana Dlamini-Zuma dès mercredi 13 juillet au nom de l’Union africaine. D’où une réunion au sommet ce samedi 16 juillet au soir dans un grand hôtel de Kigali, en présence de tous les chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique. A l'exception du président sud-soudanais Salva Kiir et de son vice-président Riek Machar, les deux protagonistes de la guerre civile tous deux restés à Juba pour des raisons de sécurité.

A noter, la présence du Soudanais Omar el-Béchir, l'Ethiopien Dessalegn, le Kénian Kenyatta, mais aussi tous les dirigeants de la sous-région, l'Ougandais Museveni. Etaient également présents des chefs d'Etat qui ne sont pas spécialement de la région mais qui restent très inquiets de la situation au Soudan du Sud, notamment le Sud-Africain Jacob Zuma et le Tchadien Idriss Déby ou encore le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Vers le déploiement d'une force de protection au Soudan du Sud ?

L'enjeu est évidemment de savoir s'il faut augmenter le nombre de casques bleus de l'ONU et si oui ou non il faut demander au conseil de sécurité de voter un embargo sur les armes à destination du Soudan du Sud.

L'objectif est également de savoir si l'accord du mois d'août 2015 qui prévoyait la cohabitation de deux armées – les partisans de Salva Kiir et ceux de Riek Machar – dans la ville de Juba. La question est de savoir si cet accord est encore tenable. Un membre de la délégation d'un grand pays africain a déclaré à RFI : « C'est vraiment une anomalie de continuer à croire que deux armées peuvent cohabiter dans la même ville. »

Selon une bonne source, l'Union africaine pourrait annoncer ce dimanche qu'elle est prête à déployer une force de protection au Soudan du Sud. « A cette crise africaine, il faut une solution africaine », a confié à RFI un ministre des Affaires étrangères.

rfi.fr

Dimanche 17 Juillet 2016 - 10:08



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