«Le contexte dans lequel le référendum s’est déroulé…», Djibo KA



«Le contexte dans lequel le référendum s’est déroulé…», Djibo KA

Le leader de l’Union pour le Renouveau Démocratique (URD) dira avoir attendu la proclamation des résultats provisoires par la Commission nationale de recensement des votes pour se prononcer sur le référendum de ce 20 mars. «Il y a eu beaucoup de commentaires, tantôt liés au taux de participation, tantôt à la déclaration du ministre de l’Intérieur, tout y passe », campe Djibo KA.

S’agissant du taux de participation, l’ancien responsable socialiste d’expliquer que «comparé aux trois derniers référendums qui ont précédé le 20 mars, il est bien en deçà de la moyenne jusque-là notée chez nous. C’est sans doute dans le contexte dans lequel il s’est déroulé en notant au passage que ce genre de consultation qui n’est pas une élection classique, ne préoccupe personne et comme le vote n’est pas obligatoire au Sénégal, on peut considérer que le taux est dans les normes et compréhensible ».
 
«Au passage », Djibo KA regrette que «des citoyens sénégalais n’ont pas pu voter pour des raisons techniques». Il espère «que les conséquences idoines seront tirées au niveau approprié». «Ce qui est nouveau cette fois-ci», dit-il, «c’est que cette consultation référendaire s’est transformée au fil des jours en une élection présidentielle proprement dite avec beaucoup de désinformation pour détourner l’opinion des vraies questions posées au pays».

Et d’indiquer: «Ces questions sont destinées au renforcement démocratique avec notamment de nouveaux droits liés à l’environnement, aux ressources naturelles, au foncier, objets de tant de passion». Pour le président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT), il s’agit là «de clarifier certaines questions qui étaient dans le texte fondamental».

«Pour l’annonce des résultats faite par le ministre de l’Intérieur, il est vrai que référendum comme une élection normale est géré et encadré par quatre (4) organes distincts. D’abord la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) qui a un rôle d’observation et de supervision, le ministère de l’Intérieur qui est l’organe chargé de l’organisation matérielle, une commission nationale de recensement des votes présidé par un magistrat de la Cour d’appel de Dakar qui donnent les résultats officiels provisoires et enfin le Conseil constitutionnel qui, en dernier instance, annonce les résultats définitifs », minimise Djibo KA.
 
Face à la presse, il précise que «l’essentiel maintenant que le peuple s’est prononcé définitivement et donc la réforme est adoptée. Le leader de l’URD nourrit «l’espoir qu’un vrai débat sera instauré autour des textes dans l’harmonie et la cohésion du pays, du haut conseil des collectivités locales, du statut de l’opposition et de son Chef comme la modernisation des partis politiques, auxquels il faudrait ajouter au passage, un texte d’orientation sous  forme de loi sur le PSE qui enjambe le mandat présidentiel lui-même ».

«Sur ce mandat, ceux qui défendaient vaillamment le 23 juin 2011 la charte du pays, devraient appuyer la proposition étant que désormais, de façon durable, la sacralité des textes et ce, grâce au verrouillage à cinq (5) ans du mandat présidentiel. Ce qui assure la sécurité de l’Etat de droit et la stabilité des institutions républicaines, ces rôles du Chef de l’Etat… », décline-t-il. «Au terme de la consultation référendaire», ce dernier ne manque pas de féliciter le président Macky Sall «pour avoir conçu et défendu fermement  ses options fondamentales du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit». Djibo KA confond «dans le même hommage le peuple et la presse dans son ensemble et à ceux qui ont fait triompher le Oui».
 
Loin d’en avoir fini avec le référendum, Djibo KA déclare que «ce n’est pas nouveau, chaque fois qu’il y a des élections au Sénégal, l’opposition conteste, moi-même je l’ai fait plusieurs fois, on envoie des courriers partout, on va dans les ambassades, mais ça n’a aucun impact». Fort de ce fait, il invite l’opposition à «adopter une attitude plus élégante et arrêter de parler d’achat de voix. «C’est faux de dire qu’il y a achat de conscience, quelles preuves ont-ils ? », tonne l’allié du Chef de l’Etat. 

 


Samedi 26 Mars 2016 - 20:44



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