Le débat sur mandat de Niasse ulcère l’AFP qui récuse Bennoo Siggil Senegaal

L’Alliance des Forces de Progrès (AFP) évite d’intervenir dans le débat sur la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale. La réunion de son bureau politique a largement évoqué la question tout s’insurgeant durement contre les animateurs d’un tel débat. Même les organisateurs de la conférence de presse de la coalition Benno Siggil Senegaal la semaine dernière ont été quelque peu pris à partie dans ce communiqué qui est d’un ton plus que corrosif.



Le débat sur mandat de Niasse ulcère l’AFP qui récuse Bennoo Siggil Senegaal
Moustapha Niasse et les responsables de sa formation politique semblent être très gênés par la tournure prise par le débat sur la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale. Ils ont en réunion de bureau politique fustigé les «discussions malsaines». «Depuis quelque temps, une campagne insidieuse se déroule sous nos yeux, autour du mandat du Président de l’Assemblée nationale, sinon de celui de Monsieur Moustapha Niasse. La mousse a tellement pris du volume, que certains esprits pourraient croire qu’il y a deux camps qui se sont dressés l’un contre l’autre, toutes griffes dehors. L’un réclamant sans transiger le retour au mandat de 5 ans, l’autre exigeant le statu quo» dénoncent les responsables de l’AFP.
 
Les membres du bureau politique ont estimé qu’au vu de la «désinformation qui se développe autour d’axes bien connus et bien identifiés, l’Alliance des Forces de Progrès estime qu’il faut rétablir les faits, dans leur clarté similaire à l’eau de roche».
 
Les partis alliés de l’AFP dans le cadre de Bennoo Siggil Senegaal en ont pris pour leur grade. Ils ont tenu une conférence de presse la semaine dernière pour fustiger ce débat sur le mandat de Moustapha Niasse. Une initiative qui n’a pas été selon les termes du communiqué du goût des progressistes. «Ni l’Afp, ni son Secrétaire général, ni Bennoo Siggil Senegaal ne se sont jamais inscrits sur cette ligne de la surenchère et de l’esprit de requête». Et d’ajouter: «Pous ceux qui, sans exception aucune, sont en porte-à-faux avec cette ligne de transparence et de vérité inscrite dans la solidité du rocher, ne peuvent  s’exprimer qu’en leur nom propre et en leur seul nom».
 
“L’AFP a un porte-parole officiel qui est le Docteur Malick DIOP, membre du Bureau politique et le Parti sait comment traduire et exprimer son point de vue, quand il le faut, à partir de ses instances régulières. On peut feindre de ne pas voir les faits têtus, mais nul ne pourra altérer cette ligne avec sa bave ou sa plume venimeuses”, a indiqué le communiqué.

Jean Louis DJIBA

Mercredi 12 Juin 2013 - 12:11



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