Le début des problèmes pour Dakar-Bamako ferroviaire : «Il n’y a que 2 locomotives qui fonctionnent», (Dg)



Le début des problèmes pour Dakar-Bamako ferroviaire : «Il n’y a que 2 locomotives qui fonctionnent», (Dg)
Organe de gestion né des cendres de Transrail, les activités de Dakar-Bamoko ferroviaire devraient démarrer pour prendre en charge les salaires. Car la feuille de route du Directeur général, Joseph Gabriel Sambou est, selon ses termes «de sécuriser d’abord l’emploi des travailleurs». Le hic, «sur un parc de 20 locomotives, il n’y a que deux (2) qui fonctionnent. Si vous faîtes du transport de transport et vous n’avez que deux (2) locomotives qui marchent, cela pose problème», dit le Dg.
 
Directeur général de Dakar-Bamako ferroviaire née sur les cendres de Transrail tient à préciser qu’«il ne s’agit d’une nouvelle société, il s’agit d’un organe de gestion de l’activité ferroviaire Dakar-Bamako après la résiliation de la concession».
 
«Dans les années 1990, le chemin de fer était géré dans les deux (2) pays par la société nationale des chemins de fer au Mali. Ce sont les Etats qui géraient et ont décidé de, à l’orée des années 2000, de privatiser l’activité du chemin de fer. Cette privatisation a été faite sous forme d’une concession intégrale. Il s’est trouvé que le mobile qui a été choisi pour cela, a été Transrail mis en place en 2003 pour une durée de 25 ans», rappelle Joseph Gabriel Sambou.

Dans une interview accordée à «Enquête», ce dernier de souligner : «Malheureusement, au bout de trois (3) ans déjà, en 2006, la concession a commencé à battre de l’aile. Il a été donc décidé en 2010, de changer de schéma » à travers «une concession de l’exploitation avec les privés mais aussi de mettre en place les sociétés de patrimoine dans chaque pays avec un organe de régulation».
 
Revenant sur la séparation d’avec Abass Jaber, le Dg de Dakar-Bamako ferroviaire minimise : «Les Etats du Sénégal et du Mali ont utilisé un des articles dans la convention de concession, la disposition 10-3. Les Etats n’ont fait que se conformer à ce qui existait déjà dans la convention de concession et qui leur permettait de procéder à la résiliation. Et c’est cela qui a été fait, sans plus».

Dakar-Bamako ferroviaire entrant dans cette phase de transition, se veut « un organe administratif dotée de la personnalité juridique et qui peut mener des activités de transports de marchandises… », stipule Joseph Gabriel Sambou de dire : «Lors de la passation de services du 7 mars, Transrail ne nous a laissé que deux (2) locomotives qui marchent sur un parc de 20 locomotives et cela pose problème ». 

Les Etats ont débloqué 2,5 milliards pour l'achat de pièces détachées. Et 2 milliards de plus pour réparer les points critiques sur la voie ferrée. Le Directeur général de Dakar-Bamako ferroviaire parle d'un budget de 3 milliards pour les salaires. Ce qui fait 7,5 milliards pris en charge de manière paritaire par Dakar et Bamako. 


Samedi 14 Mai 2016 - 12:55



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