Le dopage dans l’arène: la pilule du suicide

Le dopage prend de l’ampleur dans l’arène. Les lutteurs surtout, la jeune génération s’adonne à l’utilisation de ces produits anabolisants pour se donner de la force, pour mieux préparer un combat. Une situation nocive qui interpelle les pouvoirs publics.



Le dopage dans l’arène: la pilule du suicide
Certains des ces produits comme la « Nandrolone » sont réputés pour améliorer la confiance en soi, exacerber l’agressivité et diminuer les douleurs articulaires liés à l’entrainement intensif. Mais cela avec de graves risques, par ailleurs  l’accroissement de risques d’accidents cardiaques, en provoquant des déformations du ventricule gauche du cœur et en favorisant la production de mauvais cholestérol. Ils peuvent aussi générer des lésions du foie pouvant aboutir au cancer hépatique. Ainsi, il  faut signaler que les stéroïdes anabolisants sont interdits par toutes les grandes organisations sportives et sont classés comme dopants par l’agence mondiale antidopage, de même que par le comité National de Gestion (CNG) de lutte sénégalaise.


Des soupçons ont été adressé  contre le lutteur Khadim Gueye c’était lors de son combat contre Yékini. Il était arrivé dans l’arène ventrue avec un visage méconnaissable. Ainsi ce dernier qui avait tout nié, verra ce feuilleton de sa vie se poursuivre car ayant connu des problèmes de santé et avait aussi écopé d’une indisponibilité de 2 ans sans livrer  de duels dans l’arène sénégalaise. Depuis lors, sa carrière est en berne puisqu’il sera forcé de l’abréger sans avouer sa gloire. Mais aussi il y’a le cas de Gouye- Gui, qui est taquiné par son prochain adversaire de faire une publicité de « Michelin » à cause de son surpoids.


 Par ailleurs le Docteur Mouhamed Diop, interrogé par Direct Info, apporte des éclaircissements par rapport à ces anabolisants. « les anabolisants produisent une augmentation de la masse musculaire et de la force physique et sont par conséquent utilisés dans le sport, notamment en musculation pour la force physique ou la masse musculaire » dit il, avant de poursuivre que "ces produits sont utilisés en thérapeutique médicale pour stimuler la croissance des os et l’appétit, provoquer la puberté masculine et traiter certaines situations chroniques, comme pour le cancer et le sida". Par ailleurs le Dr Diop n’a pas manqué de préciser que ces produits « causer des acnés, des pertes de cheveux, des maladies des reins et du cœur, des troubles de comportement à type d’agressivité, voire des tendances suicidaires. D’autres effets sont possibles : atrophies des testicules, hypertrophie des seins, impuissances sexuelle et diminution de la production de sperme ». Toutefois, il confirme que les femmes aussi ne sont pas épargné et peuvent avoir une voix plus grave : « des poils au visage et sur le corps, une irrégularité des règles et une hypertrophie du clitoris ».

Lamba Ka

Mardi 24 Décembre 2013 - 12:10



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