Le gouvernement augmente les taxes sur les cigarettes les moins chères

Les cigarettiers devraient recevoir un courrier lançant une nouvelle campagne d’homologation des prix. L’arrêté n’aura pas d’effet immédiat sur les prix payés par les fumeurs.



Le gouvernement augmente les taxes sur les cigarettes les moins chères
Le gouvernement a augmenté le « minimum de perception » sur les cigarettes et le tabac à rouler, ce qui revient à imposer une hausse des taxes sur les paquets les moins chers. L’arrêté correspondant a été publié vendredi 10 mars au Journal officiel. Selon un cigarettier, l’augmentation est de 10 à 20 centimes d’euro du prix des paquets actuellement vendus 6,50 euros (comme les marques News, Lucky Strike ou Winston) ou moins.

Les fabricants peuvent décider d’absorber cette hausse en réduisant leur marge ou de la répercuter sur les consommateurs puisqu’en France ce sont eux, et non l’Etat, qui fixent les prix de détail. Les cigarettiers avaient ainsi renoncé en début d’année à augmenter le prix des cigarettes malgré l’entrée en vigueur en janvier de deux nouvelles taxes, une sur le tabac à rouler et l’autre sur la distribution.

La ministre de la santé Marisol Touraine avait alors prévenu que les industriels ayant « contourné les règles », d’autres hausses de taxes viendraient pour les pousser à augmenter leurs prix de vente.

Pas d’effet immédiat

L’arrêté publié ce vendredi n’aura toutefois pas d’effet immédiat sur les prix payés par les fumeurs. Les cigarettiers devraient recevoir entre le vendredi 10 et le lundi 13 mars un courrier lançant une nouvelle campagne d’homologation des prix. Ils auront ensuite quinze jours pour transmettre leur nouvelle liste de prix aux douanes et il faudra environ un mois pour que les tarifs soient effectifs. Contacté, le ministère de l’économie n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette décision.

En 2014, la hausse des prix du tabac en France avait porté le prix du paquet le moins cher parmi les marques les plus vendues à 6,50 euros et celui du plus cher à 7 euros.

Dans un communiqué, le président des buralistes d’Ile-de-France, d’Oise et de Seine-Maritime, Bernard Gasq, s’est dit « offusqué de cette décision du gouvernement prise en catimini à cinquante jours de l’élection présidentielle et alors que les travaux du Parlement sont suspendus ». « Cette nouvelle hausse des prix va aussi provoquer une recrudescence des trafics », a-t-il avancé.

leMonde.fr

Vendredi 10 Mars 2017 - 14:05



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