Le norvégien Norfund et le britannique CDC finalisent le rachat de Globeleq Africa

Présent dans cinq pays africains, dont la Côte d'Ivoire et le Cameroun, Globeleq Africa se positionne comme un acteur important de la production indépendante d'électricité.



Le norvégien Norfund et le britannique CDC finalisent le rachat de Globeleq Africa

En Afrique, l’opérateur d’énergie Globeleq est désormais géré à 100% par des institutions financières de développement. En février dernier, le norvégien Norfund et le britannique CDC avaient annoncé leur volonté d’acquérir la plateforme dédiée aux infrastructures énergétiques sur le continent. La prise de contrôle est maintenant effective.

L’entité Globeleq Africa réunit les actifs africains de Globeleq. Créée en 2002, par l’institution financière de développement CDC, Globeleq avait été transféré en 2009 à un fonds d’investissement géré par Actis (le Actis Infrastructure Fund 2), dont CDC est un investisseur majeur.

Co-entreprise

Dans le cadre de cette opération, CDC a récupéré ses parts puis les a transférées dans une nouvelle co-entreprise créée en partenariat avec Norfund. De son coté, le norvégien a déboursé 227 millions de dollars pour racheter les 30% restant à Actis.

Globeleq Africa est un opérateur électrique important avec huit actifs sur le continent en Côte d’Ivoire (avec  la centrale d’Azito, l’une des plus grandes du pays), au Cameroun (Dibamba et Kribi), au Kenya, en Afrique du Sud et en Tanzanie, pour une capacité totale de 1 095MW.

“Nous sommes fiers de ce que nous avons achevé au cours de ces dix dernières années avec la création d’une structure absolument nécessaire pour l’énergie en Afrique. Nous sommes confiants sur la capacité de CDC et de Norfund, en collaboration avec le management de Globeleq Africa, de poursuivre avec succès ce travail”, a déclaré dans un communiqué Torbjorn Caesar, associé senior chez Actis.

Production d’électricité

Avec Globeleq, les deux institutions européennes de développement ont pour objectif de « stimuler la production d’électricité en Afrique en ajoutant au moins 5000 mégawatts (MW) de capacité de production au cours des 10 prochaines années», avaient-elles souligné en février, rappelant que seule 32% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à l’électricité.


Jeune Afrique

Lundi 14 Septembre 2015 - 12:48



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