Le président des albinos interpelle le Gvt sur les "300" cas de cancer de la peau détectés en 2015

Le président de l’Association nationale des albinos du Sénégal (Anas), Bamba Diop a interpellé le gouvernement sénégalais sur les "300 cas de cancer de la peau détectés chez les albinos" lors d’un recensement effectué cette année dans les régions de Thiès, Kaolack, Saint Louis et Dakar, à l’occasion de la journée mondiale de l’Albinisme à Dakar.



Bamba Diop,président de l'Association nationale des albinos du Sénégal
Bamba Diop,président de l'Association nationale des albinos du Sénégal

"D’ici quelques mois si on ne fait pas quelque chose tous ces albinos qui ont des taches cancérigènes sur la peau vont mourir. Aujourd’hui, nous interpellons l’Etat pour qu’il réagisse vite face à ces albinos qui sont pour la plupart des enfants qui risquent de disparaître sous peu", a plaidé M. Diop.

 

Selon le porte-parole des albinos du Sénégal, le gouvernement doit leur faciliter "l’accès à la santé" à travers des "journées de consultations gratuites" et la "dotation" de produits de "première nécessité" tels que les crèmes solaires, les baumes et les médicaments.

 

"Les crèmes solaires ne sont pas accessibles pour les albinos. Elles coûtent au moins 50.000 F Cfa et chaque jour un enfant albinos a besoin de 3 cuillères à café de crème, alors que la plupart d’entre eux sont issus de famille modeste", a-t-il ajouté.

 

M. Diop a aussi appelé les autorités à "accélérer" le processus de la mise en place d’une fabrique de crèmes solaires au Sénégal.

 

"Le président Macky Sall a donné certes des instructions pour la construction de cette fabrique.  Mais aujourd’hui ce ont nous avons besoin c’est une attention de l’Etat et un accompagnement financier pour créer cette fabrique", a dit le président de l’Anas, en précisant que certains albinos ont déjà "bénéficié" d’une formation de la part leurs "partenaires étrangers" sur la fabrication de crème solaire.

 

Pour lui, l’emploi des albinos reste aussi un défi à relever, car sur "les 15%" du quota de la fonction publique alloué aux personnes vivant avec un handicap, albinos les albinos représentent "seulement 2%", un facteur lié à l’analphabétisme (98%).

 

Pour sa part, le docteur Fatma Guenoune, a souligné que les albinos "ne peuvent pas" faire tous les travaux.

 

"Les albinos doivent éviter les professions qui exposent au soleil.  Ils ne peuvent pas être notamment des travailleurs agricoles, des fermiers horticulteurs préposés aux travaux d'entretien ouvriers de pipeline exploitants de ranch, des athlètes, des pêcheurs,  des militaires ou policiers", a-t-elle précisé.

 

Au Sénégal, selon le président de l’Anas, les albinos sont estimés aujourd’hui à "10.500 personnes".


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Dimanche 14 Juin 2015 - 11:46



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