Goodluck Jonathan, le président du Nigeria à Lagos, le 4 juin 2012. REUTERS/Akintunde Akinleye
Le gouvernement fédéral va-t-il changer de stratégie avec Boko Haram ? La question est sur toutes les lèvres, après le limogeage des deux responsables de la sécurité.
Il faut dire que la réponse répressive systématique des autorités fait l’objet de critiques de plus en plus vives. Les populations du Nord voient d’un très mauvais œil le déploiement massif de militaires et policiers dans leur localité, et elles dénoncent régulièrement des exécutions extrajudiciaires.
Même colère chez les sudistes. Peu concernés par les attaques jusqu’à ce que les chrétiens soient tués en masse, ils déplorent aujourd’hui l’incapacité du pouvoir central à assurer la sécurité de tous les citoyens.
Mais alors comment gérer ce conflit avec Boko Haram ? À court terme, la marge de manœuvre des autorités est mince. L’appareil sécuritaire nigérian peu formé et miné par la corruption, est plus réputé pour son manque de coordination et sa brutalité, que pour sa gestion mesurée des conflits. Obstacle aussi au niveau gouvernemental, où l’option d’un dialogue avec la secte islamiste fait toujours débat.
Faute de parvenir à neutraliser Boko Haram, les observateurs craignent que les populations ne soient tentées d’assurer leur propre défense, comme ce fut le cas à Kaduna cette semaine.
Source: RFI
Il faut dire que la réponse répressive systématique des autorités fait l’objet de critiques de plus en plus vives. Les populations du Nord voient d’un très mauvais œil le déploiement massif de militaires et policiers dans leur localité, et elles dénoncent régulièrement des exécutions extrajudiciaires.
Même colère chez les sudistes. Peu concernés par les attaques jusqu’à ce que les chrétiens soient tués en masse, ils déplorent aujourd’hui l’incapacité du pouvoir central à assurer la sécurité de tous les citoyens.
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Source: RFI
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