Le procès de Karim : l'état de Bibo Bourgi fait des émules, on court vers le renvoi du procès.



À la reprise de l'audience dans l'après-midi, le célèbre détenu de Reubess (Karim Wade) a demandé à la Cour de donner la parole ses avocats. Devant ce qui semble un excès d'audace, le président de la cour lui a rappelé qu'il ce n'est pas à parler pour ses avocats.

Ainsi, le fils de Me Wade a demandé, à la cour de prononcer la sentence pour qu'il retourne chez lui ( Reubeuss), là où il habite depuis plus d'un an. « De toute façon, je suis déjà condamné d'avance par votre Cour, alors pourquoi ne pas le faire maintenant pour que je rentre chez moi ». Je juge, surpris lui rétorque tu crois qu'après la sentence tu va rentrer chez toi ? A la surprise général Karim Wade lui lance que oui puisse que son chez-soi est devenu la prison de Reubeuss.

A la barre les avocats de la défense de Bibo Bourgi par la voie Me Leyti Ndiaye ont demandé le renvoi de l'audience jusqu'à la guérison de leur client. Mais le substitut dru procureur spécial, Felix Antoine Diome s'est vite levé pour signaler sa désapprobation. Selon lui, le procès peut se tenir au regard de l'article 403 Code de procédure pénale.

En effet cet article établis que " Si le prévenu ne peut, en raison de son état de santé, comparaître devant le tribunal et s'il existe des raisons graves de ne point différer le jugement de l'affaire, le tribunal ordonne, par décision spéciale et motivée, que le prévenu, éventuellement assisté de son conseil, sera entendu à son domicile ou à la maison d'arrêt dans laquelle il se trouve détenu, par un magistrat commis à cet effet, accompagné d'un greffier. Il fixe dans la même décision la date de reprise de l'audience. Procès verbal est dressé de cet interrogatoire et mention y est faite de l'avis donné au prévenu de la date ainsi fixée. A la reprise de l'audience, les dispositions de l'article 398 alinéas 1 et 2 sont applicables quel que soit le taux de la peine encourue. Dans tous les cas, le prévenu est jugé contradictoirement".

Une disposition fortement débattue à la barre et les avocats de la partie civile disent, ne pas comprendre pourquoi une demande de renvoi du procès, alors qu'il ne restait plus qu'à aller dans le fonds du dossier, ce d'autant plus que les exceptions sont jointes au fond du dossier. " Laisse M. Bourgi se soigner et revenir, là, vous verrez que les données vont changer et vous verrez aussi que ce dossier est une montagne qui va accoucher d'une souris" lance la défense.

Le Cour de répression de l'enrichissement illicite Crei chargé de juger Karim Wade, a suspendu sa délibération sur la demande de suspension. De ce fait, la décision de la Cour présidée par Henri Grégoire Diop va rendre sa décision demain mardi, a la reprise de la séance. La Cour a aussi annoncé lune dispense de composition pour la Codétenu de Karim actuellement hospitalisé à la clinique du Cap. Pour rappelle, sa situation à toucher la sensibilité de plus d'un ce matin. En comparaissant allongé sur une civière comme sur son lit d'hôpital, l'image de "Moubarack" a sans doute plané dans l'esprit des personnes présentes dans la salle.

Même le bâtonnier ne pouvait retenir son émotion ce qui l'a par ailleurs rappelé à la Cour tout en lui demandant de prendre les dispositions qui s'imposent. Et les plaidoiries émotives des avocats de la défense n'a pas arrangé les choses pour que le juge reste dans les dispositions de poursuivre le procès avec l'état de santé d'Aboukhalil Bourgi dit Bibo.
 


Lundi 1 Septembre 2014 - 21:23



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