«Le secrétariat d’Etat chargé du suivi du PUDC ne doit pas être une coquille vide » (CONGAD)

Dans un communiqué transmis à Pressafrik, le Président du Conseil d’administration du Conseil des organisations non gouvernementales d'appui au développement (CONGAD), Amacodou DIOUF se félicite de la création d'un secrétariat d'Etat chargé du Programme d'Urgence pour le Développement Communautaire (PUDC). Toutefois le CONGAD appelle le Chef de l’Etat à ne pas faire de ce secrétariat d’Etat une coquille vide.



L’attelage gouvernemental de l’Etat du Sénégal vient de subir un léger réaménagement marqué par la création d’un secrétariat d’Etat chargé du suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Le Conseil des organisations non gouvernementales d'appui au développement (CONGAD) prend acte de ce changement qui le conforte dans sa position précédemment exprimée sur la gestion de ce programme.

En effet, dans une déclaration en date du 8 juillet 2015, le CONGAD s’était montré sceptique quant à l’efficience du choix du Programme des Nations unies (PNUD) comme agent exécutif du PUDC alors que son profil et ses capacités techniques ne s’y prêtent guère.
 
Suite à ce changement majeur dans l’exécution du PUDC, le CONGAD note avec satisfaction l’importance que le gouvernement accorde à ce programme. Mieux qu’un programme, nous considérons son érection en secrétariat d’Etat comme une stratégie de politique publique. Cette mesure corrective va accentuer davantage la démarche d’appropriation à laquelle nous appelions précédemment les autorités étatiques, en lieu et place de ce qui nous semble être un déshabillage consistant à écarter les Directions et agences nationales de l’exécution d’un programme aussi important, estimé à 113 milliards de FCFA, de surcroît financé sur fonds propres.

 
En conséquence, nous félicitons le Président de la République et le gouvernement d’avoir pris cette décision qui relève d’un courage politique. De tous nos vœux, nous appelons le Chef de l’Etat à ne pas faire du secrétariat d’Etat chargé du suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) une coquille vide.

 
Le CONGAD estime que la création de ce secrétariat d’Etat va mieux institutionnaliser le PUDC en matière d’organisation de sa gestion et de mobilisation des ressources. Ainsi nous paraît-il logique que les 3% des ressources financières du programme initialement destinés au PNUD devraient être affectés à ce nouvel organe, à défaut d’une dotation spéciale qui lui permettrait de bien mener sa mission.

En faisant revenir ces fonds dans le giron de l’Etat, les Sénégalais pourraient être assurés d’un contrôle a posteriori de son usage par les corps de contrôle de l’Etat. Ce qui sera impossible de leur part si ces ressources financières sont exécutées par le PNUD, qui a ses propres procédures.     


Le Président du Conseil d’administration
Amacodou DIOUF
 
 


Mercredi 26 Août 2015 - 18:45



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter