Le silence du PDS fait trembler les services de sécurité du pouvoir désormais sur le pied de guerre

Le silence depuis deux mois du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) est un calme qui précède la tempête, selon les services de sécurité de l’Etat qui suspectent une volonté des libéraux de rendre le pays ingouvernable.



Le silence du PDS fait trembler les services de sécurité du pouvoir désormais sur le pied de guerre
Depuis le 07 mai 2013, date de l’interdiction de leur marche à Pikine par l’autorité administrative du département d’alors, Mamadou Mbodj, les libéraux se sont faits discrets. Une réticence cependant loin de rassurer la sécurité intérieure qui s’attend au pire de la part du parti déchu le 25 mars 2012 et qui avait salement vicié l’atmosphère du pays dans les années 1980 quand le PDS, leader de l’opposition à l’époque, mettait le Sénégal sens dessus-dessous par des attaques éparses et violentes contre les institutions du pays.
 
Pour parer à toutes éventualités, les services de sécurité ont décidé de lancer les agents de renseignement de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) aux trousses des responsables libéraux et de certains militants influents, capables d’organiser des manifestations ou habitués à braver les interdictions. « Les surveillances des domiciles et filatures dans leurs déplacements quotidiens se sont intensifiés », a soufflé une ponte de la sécurité intérieure au quotidien « L’observateur ».
 
Les services de sécurité ne veulent surtout pas être surpris comme ce fut le cas l’an dernier avec les talibés de Cheikh Béthio Thioune qui avaient mis à sac le centre ville pour exiger la libération de leur guide incarcéré alors à Rebeuss. Par ailleurs, le voyage en Mauritanie du coordonateur du PDS, Oumar Sarr est aussi une des raisons de cette mesure sécuritaire. La menace de troubles à l’ordre public est d’autant plus redoutée en ce moment, que l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade a une nouvelle fois, manifesté, toujours selon les Renseignements de la police, son ambition de revenir au pays après un an d’absence. Les Renseignements d’informer également que le secrétaire général libéral a confié à son entourage proche son souhait de se rendre à Touba pour présenter ses condoléances au khalife général des mourides, suite au rappel à Dieu de Serigne Abdoul Hakim Mbacké. Des faits considérés comme les prémices d'une menace de troubles à l’ordre public, selon les forces de sécurité déjà sur le pied de guerre.


Jeudi 11 Juillet 2013 - 12:32



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