Le sommet de l'Asie de l'Est s'ouvre sur fond de tension entre la Chine et le Japon

Le sommet de l'Asie de l'Est s'ouvre sur fond de tension entre la Chine et le Japon
La grand messe, qui rassemble 16 pays d'Asie de l'Est plus les États-Unis et la Russie, s'est ouverte au Vietnam alors que les relations entre Tokyo et Pékin se sont encore tendues, vendredi, à propos de leurs différends territoriaux en mer de Chine.



Le sommet de l'Asie de l'Est s'ouvre sur fond de tension entre la Chine et le Japon
Le sommet d'Asie de l'Est s'est ouvert samedi à Hanoï, en présence des dirigeants de 16 pays de la région et sous le regard des Etats-Unis et de la Russie, dans une atmosphère dominée par les querelles territoriales entre la Chine et plusieurs de ses voisins.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, invités d'honneur, devaient recevoir l'invitation formelle pour rejoindre l'an prochain un forum régional fondé en 2005, pour promouvoir les discussions entre les puissances de la zone.

Le président russe Dmitri Medvedev s'est aussi déplacé pour l'occasion.

Les 10 pays de l'Association des Nations d'Asie du sud-est (Asean) retrouvent leurs six partenaires habituels (Chine, Japon, Inde, Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), alors que les ambitions territoriales de Pékin sont au coeur de toutes les discussions.

Le Japon et la Chine se sont enfoncés dans la crise vendredi, Pékin accusant Tokyo d'avoir délibérément menti et "ruiné" l'atmosphère nécessaire à une possible rencontre entre les Premiers ministres des deux pays.

Leur querelle remonte à l'arraisonnement, début septembre, d'un chalutier chinois par les garde-côtes japonais dans des eaux disputées en mer de Chine orientale.

Cette crise préoccupe aussi les 10 pays de l'Asean (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam), dont certains sont aux prises avec Pékin sur des problèmes similaires dans des archipels de mer de Chine méridionale.

Une certaine volonté d'apaisement a cependant été constatée sur ce second dossier, la Chine se montrant prête à débattre d'un "code conduite" en cas de différends.

Mais Pékin a insisté sur sa volonté de résoudre bilatéralement ces querelles territoriales, quand l'Asean, soutenue par les Etats-Unis, réclame des discussions multilatérales.

"Nous travaillerons ensemble au maintien de la paix et de la stabilité en mer de Chine du sud et travaillerons de façon bilatérale pour résoudre les querelles de façon appropriée", a indiqué le Premier ministre chinois Wen Jiabao, selon le site du ministère des Affaires étrangères.

AFP

Samedi 30 Octobre 2010 - 12:11



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