Le synode sur la famille divisé

Le synode sur la famille a approuvé samedi son rapport final, mais sans parvenir à un consensus sur un point délicat : l'accueil dans l'Eglise des divorcés remariés et des homosexuels.



Le pape François, lors de la messe marquant le début du synode sur la famille.
Le pape François, lors de la messe marquant le début du synode sur la famille.

Selon l’AFP, l’absence d’un accord sur l’attitude de l’Eglise à l’égard de ces deux catégories a laissé une assemblée très divisée à l'issue de deux semaines de débats mouvementés.

Ce document a montré que le langage nouveau prônant la bienveillance à l'égard de l'union libre, des divorcés remariés et des homosexuels ne fait pas l'unanimité chez les principaux responsables de l'Eglise.

Trois paragraphes, qui proposent un "approfondissement" sur l'accès aux sacrements de certains divorcés remariés et recommandent une "attention pastorale" pour les homosexuels, n'ont pas reçu le feu vert des deux tiers des participants du synode.

Mais cela ne veut pas dire que leur contenu soit totalement rejeté et évacué du débat, a insisté le Vatican.

Ce synode agité, le premier convoqué par François, est la première phase d'un long processus de consultations. Un deuxième synode "ordinaire", chargé d'élaborer des propositions, est prévu pour octobre 2015.

Ses conclusions seront remises à François, qui aura le dernier mot.

"Découragements"

"Nous avons encore un an pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et d’innombrables défis que les familles doivent affronter", a expliqué le pape François dans un message publié sur le site de Radio Vatican.

Les pères synodaux vont "donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles", a-t-il ajouté. Le site du Vatican précise que le document adopté servira de "fil rouge pour la réflexion des conférences épiscopales, dans la perspective du synode de 2015".

Certains cardinaux craignent que l'édifice de l'Eglise soit victime des ouvertures majeures sur le divorce, l'union libre ou l'homosexualité.

Les évêques du Sud ont par ailleurs critiqué le conditionnement des aides par certaines ONG, l'Union européenne ou l'ONU à l'acceptation de programmes contraires à leur conception des mœurs et de la vie, comme la contraception et l'homosexualité.


Rfi.fr

Dimanche 19 Octobre 2014 - 02:50



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