Le viol : un phénomène social très récurrent banni par l'Islam, interdit par la Loi

De nos jours, beaucoup de pucelles sont violées par des « malades » tapis dans l’ombre. Les mineures sont les plus ciblées car étant à la fois trop précoces, innocentes et ignorantes. Ces violeurs ont un « instinct animal » et une « sauvage conscience ».
Quand ils le veulent, ils passent à l’acte ignoble sans même réaliser les dégâts qu’ils causent. Au moment de satisfaire leur libido, ils ne réfléchissent plus et s’abattent sur de pauvres fillettes. Des victimes qui se plient souvent à la volonté de leurs bourreaux sous leur menace. Pourtant, ni l’islam, ni la loi ne l’acceptent et prévoient des sentences fortement dissuasives.



Le viol : un phénomène social très récurrent banni par l'Islam, interdit par la Loi
Le nombre de viols et de cas de pédophilie ne cessent d’augmenter en Afrique. Il ne se passe pas un jour sans que la presse n’en fasse état dans sa livraison. Les affaires au quotidien dans les tribunaux témoignent également du niveau de gravité de la situation au Sénégal. Le constat mérite réflexion alors. Et, la première interrogation qui s‘impose serait de savoir quelle est l’origine de tels actes « criminels » ? Le tabou, l’argent, l’état mental des maniaques…sont autant de causes plus ou moins profondes. Mais il me semble judicieux de mettre l’accent sur le tabou. Si seulement les parents prenaient l’initiative de parler avec leurs enfants, le sexe serait démystifié et le nombre de viol diminuerait. L’apparence est souvent trompeuse nous dit-on.

Les parents d’aujourd’hui manquent de vigilance et n’abordent pas avec leurs fillettes les sujets qui touchent au sexe. Encore que cela permettrait à faire face aux violeurs. La victime du viol doit briser le silence comme dit William Shakespeare « Ce qui n’est pas exprimé, reste dans le cœur et peut le faire éclater ». Un tiers (1/3) des femmes subissent des viols dans le monde et cela n’est qu’une petite partie de l’iceberg, le reste encore trop « tue ». En Islam, le viol est formellement interdit.

Lorsqu’une femme fut violée, le prophète Mohamed (PSL) ordonna que l’on mette le coupable à mort (Hadith Sunan Dawud) Livre 38, n 4366 : (…). ILS l’amenèrent alors devant le messager de Dieu (Paix soit sur lui). Lorsque le prophète s’apprêtait à donner sa sentence, l’homme qui avait attaqué (violé) la femme se leva et dit : « messager de Dieu, je suis coupable ». Le prophète dit à la femme : « pars, car Dieu t’a pardonné » (mais il dit quelques bons mots à l’homme). Quant à l’homme qui a eu des relations sexuelles avec elle, il dit : « lapidez-le à mort ». Cela prouve que le viol n’est pas permis en islam et que son coupable est passible de peine de mort s’il est homme marié. Si le coupable admet son crime, sa punition sera la même que s’il avait commis l’adultère (Zina en arabe). S’il n’est pas marié, il sera flagellé publiquement sinon il sera lapidé à mort. S’il n’admet pas son crime et qu’il est reconnu coupable par la cour, sa punition (ta’ zir en arabe) sera laissée à la discrétion de la cour. Ce type de punition varie selon les circonstances et la gravité du crime. Elle peut aller de l’emprisonnement à la peine de mort, selon certaines écoles de pensée. Telle est la jurisprudence islamique en matière de viol.

La loi au Sénégal est très stricte sur le viol. Le viol courant ou dans un contexte de prostitution ou de trafic d’êtres humains : est passible de 5ans à 10ans de réclusion sans possibilité de sursis (art.320, 322 du code de procédure pénale). Les victimes âgées de moins de treize ans, les femmes en état de grossesse, les handicapées, les cas de séquestration suivi de viol, les viols en réunion, le viol mutilant sont des circonstances aggravantes qui portent la peine à son maximum : dix ans pour la plupart des cas.

Au titre de la protection des mineurs, la loi assouplit les critères de territorialité des délits ; autrement dit, les peines prévues pour ces différentes catégories d’actes s’appliquent même si les éléments constitutifs des infractions ont été commis dans différents pays (art.324).En cas de contestation sur l’âge de la victime, les tribunaux laissent à l’accusé la charge de prouver s’il a été trompé sur l’âge du mineur. Le viol est la pire forme de violation des droits de la femme. C’est une infamie tellement traumatisante qu’elle est utilisée de nos jours comme arme de guerre dans les conflits en Afrique et dans le monde.

Les exemples comme ceux du Libéria, de la sierra Léone, de la RDC, et de la côte d’Ivoire et même de l’Irak sont des sujets terriblement intéressants pour les psychologues. Au Sénégal, la recrudescence de la violence est un phénomène suffisamment inquiétant pour interpeler les autorités responsable de ce pays devant Dieu et les hommes.

Seynabou Ndiaye/lanayste.com

Samedi 21 Mai 2011 - 11:30



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