Législative 2012 : Le dernier combat de Wade

Le Sénégal est entré dans une nouvelle fièvre électorale le 10 juin dernier. Il s’agit bien entendu de la campagne électorale pour la Législation du 01 juillet. Cette fois, ce qui fait courir les politiciens auprès des citoyens, ce sont les élections législatives du 1er juillet. Ce qui est en jeu ici, c’est le renouvellement des 150 locataires de l’Assemblée nationale sénégalaise qui avaient été élus en 2007 pour un mandat de 5 ans. Sur la ligne de départ de cette compétition politique majeure, il y a 173 partis qui présentent en tout 24 listes de candidats.



Législative 2012 : Le dernier combat de Wade
Mais à y voir de près, c’est le « tout sauf Wade », le slogan de ralliement lors de la présidentielle, qui se poursuit toujours. En effet, tous ceux qui se sont ligués pour battre Abdoulaye Wade à la dernière présidentielle veulent visiblement que le parti de l’ancien chef de l’Etat boive l’humiliation jusqu’à la lie. Il s’agit d’un prolongement de la bataille de la présidentielle aux législatives pour empêcher, par tous les moyens, le Parti démocratique sénégalais (Pds) de remporter le 3e tour de la confrontation, selon le journal « Le Pays ». Car, alors que l’on pensait qu’il allait prendre sa retraite au lendemain de l’élection présidentielle, Wade a vite revêtu ses habits d’opposant et a engagé le combat des législatives. Il a récupéré les commandes de son parti et piloté la confection des listes électorales.

Et comme il fallait s’y attendre, son attitude a suscité des mécontentements et des dissensions. Ces contestations fragilisent l’ancien parti au pouvoir. Des dissidents comme le président du sénat, Pape Diop, le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck ou encore le président du Conseil économique et social (CES), Ousmane Masseck Ndiaye, ont préféré se présenter sur la liste de l’alliance Bokk Guiss Guiss (vision commune en wolof). Dans ces conditions, on se demande comment le Pds pourrait vraiment faire un score honorable c’est-à-dire contrecarrer le « tuk guili » (raz-de-marée) que prépare le camp d’en face. Si jamais c’est le cas, ce sera la deuxième défaite de Wade après celle de la présidentielle.

Nul doute qu’en s’engageant de la sorte dans les législatives pour lesquelles il n’est pas candidat, Wade espère gagner son dernier combat politique. Et, de ce fait, sortir d’une manière honorable de l’arène. Il oublie qu’il est difficile d’être dans une arène sans prendre des coups. Et la tentation de les rendre étant grande, il y a de fortes chances qu’on y reste pour longtemps. Sans aucun doute, Wade a suffisamment montré qu’il n’est pas un homme qui abdique facilement, lit-on dans les colonnes du même journal.


Mardi 12 Juin 2012 - 10:48




1.Posté par FALILOU GUEYE le 12/06/2012 23:36
DAY KHAROU RZKK

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