Législatives au Mali: 410 listes pour 147 sièges à l’Assemblée

Dimanche 24 novembre, 6,5 millions d'électeurs maliens se rendent aux urnes pour le premier tour des élections législatives. Un point sur le mode de scrutin, la formation des listes, l’accès à l’information pour ces élections placées sous le signe d’une démocratie « à la malienne ».



Dans un bureau de vote de Tombouctou, lors du premier tour de l'élection présidentielle au Mali, le 28 juillet dernier. Reuters/Joe Penney
Dans un bureau de vote de Tombouctou, lors du premier tour de l'élection présidentielle au Mali, le 28 juillet dernier. Reuters/Joe Penney

Le scrutin de ce dimanche ne sera pas une compétition entre candidats, mais entre listes de candidats. Par exemple dans une circonscription électorale où il y a trois postes de députés à pourvoir, chaque liste de candidat doit comporter les noms des trois candidats à la députation. Les trois candidats d’une même liste perdent tous ensemble ou gagnent tous ensemble. Et pour enlever, dans chaque circonscription électorale, les sièges en jeu, les barrières ont sauté.
 

► A (RE)ECOUTER : Législatives au Mali: comment organiser et sécuriser le vote dans le nord du pays
 

Les partis politiques maliens qui il y a quelques semaines encore étaient dans des camps rivaux, notamment à la dernière présidentielle malienne, se sont mis ensemble.

Et si leurs listes de candidatures l’emportent, chaque parti reprendra ses députés et les négociations pour la formation des groupes parlementaires de la future majorité parlementaire vont alors commencer. Démocratie un peu « à la malienne », donc. 
Au total, il y a 410 listes de candidatures pour 147 postes de députés. Le scrutin est un scrutin majoritaire à deux tours. Il n’y a pas de proportionnelle. Les listes électorales sont disponibles sur internet.
 

► A (RE)ECOUTER : Législatives au Mali, quelles propositions ?   (Le débat africain du 10 novembre 2013)

 
L’insécurité à Kidal au cœur des inquiétudes de l’UE
 
Dernier de campagne au Mali, avant les législatives prévues le dimanche 24 novembre 2013. Une campagne qui s'est déroulée essentiellement à la radio, les candidats ont organisé assez peu de meetings ou de concerts, comme c'est le cas d'habitude. En cause : l'insécurité qui règne toujours dans le nord du pays, notamment à Kidal que l'armée et le gouvernement ne contrôlent toujours pas. Une situation évoquée, le jeudi 21 novembre 2013, par le représentant spécial de l'Union européenne au Sahel.
 
L’Union européenne encourage la voie du dialogue privilégiée par le gouvernement malien pour trouver une solution à la crise dans la région de Kidal. « C’est vraiment la responsabilité du gouvernement malien d’organiser ce dialogue avec l’ensemble des acteurs maliens et c’est à lui de voir ce qu’il souhaite. La communauté internationale appuiera ces dynamiques », confirme Michel Reveyrand de Menthon, le représentant spécial de l’Union européenne au Sahel.
 
Dans le Sahel, l’espace est vaste et peut-être faut-il envisager la mise sur pied de programmes de développement transversal, c’est-à-dire le développement de plusieurs pays à la fois. Le diplomate de nationalité française engage la réflexion : « Des espaces qui sont très interpénétrés, des populations qui sont très interpénétrées, donc il faut arriver aussi à mettre en place des politiques publiques à l’échelle de la réalité ».
Au cours de sa même conférence de presse à Bamako, le représentant de l’Union européenne au Sahel a également commenté les derniers tirs de roquettes sur la ville malienne de Gao. « C’est loin d’être terminé. Le risque terroriste dans la région sera là très durablement, mais en particulier parce qu’il s’alimente de toute forme d’exclusion », précise Michel Reveyrand de Menthon.

Source : Rfi.fr
 


Dépéche

Vendredi 22 Novembre 2013 - 11:28



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