Les États-Unis se préparent à une éventuelle intervention en Syrie

Après l’annonce d’une attaque au gaz neurotoxique par l’armée syrienne qui a tué des centaines de personnes, dont des enfants, l’administration Obama semble se préparer à jouer un rôle plus actif pour aider les rebelles dans leur lutte contre le régime de Bachar el-Assad. L’envoi de troupes ou l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne est toutefois exclu.



Les États-Unis se préparent à une éventuelle intervention en Syrie
Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a déclaré que le Pentagone était en train de mobiliser des forces armées pour le cas où le président Obama déciderait d’intervenir militairement en Syrie. La marine va ainsi envoyer un quatrième navire en Méditerranée.

Mais le ministre a bien précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise, et que le gouvernement examinait ses options. Comme l’a dit Obama dans son interview sur CNN, pas question de s’embourber dans une autre guerre. L’envoi de troupes ainsi que l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne sont écartés. En revanche, des tirs de missiles de croisière à partir de navires sont tout à fait envisageables.
 

Divisions

Les conseillers du président sont divisés sur la politique à suivre. Susan Rice qui dirige le Conseil national de sécurité et Denis McDonough qui est le secrétaire général de la Maison Blanche sont en faveur d’un rôle plus grand des États-Unis en Syrie. Mais le chef d’État major interarmées, le général Dempsey, est réticent. John Kerry l’était aussi, mais depuis l’attaque au gaz, il a rejoint le camp de Susan Rice.

En dépit des préparatifs annoncés par Chuck Hagel, rien ne se passera avant que les États-Unis n’auront pas la certitude que des armes chimiques ont bel et bien été utilisées, et que l’ONU n’aura pas autorisé, comme en Libye, une intervention.


Dépêche

Samedi 24 Août 2013 - 12:51



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter