«Les Fichiers du Ministère de l’Intérieur sont mises à la disposition des responsables de l’APR », (PDS)



Le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) a, dans sa conférence de presse du 23 Avril 2014, dévoilé la fraude sur les inscriptions des listes électorales. «Depuis plusieurs semaines, nos responsables nous alertent de cette tricherie sans précédent dans notre histoire. Les antennes mobiles de la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) du Ministère de l’Intérieur sont mises à la disposition des responsables de l’APR (Alliance Pour la République) pour l’établissement de cartes d’identité nationales puis de cartes d’électeurs. Dans tout le pays, les informations remontent et se recoupent.


Certaines zones sont particulièrement ciblées : les départements de Pikine, Matam, Podor, Nioro sont des laboratoires pour ue tricherie électorale industrielle. Hélas, tout cela tend à donner du crédit aux propos tenus par un responsable de l’APR « les toucouleurs et les Sérères éliront Macky SALL en 2017 », dénonce Oumar SARR. « Trop, c’est trop », scande le Secrétaire Général Adjoint par ailleurs Coordonnateur National du Parti Démocratique Sénégalais (PDS).
 

Pire, dit-il : «L’antenne mobile de la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) est à Nioro du Rip depuis le Dimanche 21 JUIN 2015. L’administration territoriale n’a informé aucun parti politique de l’opposition et … ce sont les responsables du PDS qui ont informé le Préfet. Les communes particulièrement ciblées sont NIORO DU RIP, KEUR MADIABEL, MEDINA SABAKHE et PROKHANE et les antennes sont prévues pour être installé chez les responsables de l’APR ». Le département de Pikine n’est pas en reste, puisque marque le responsable libéral: « les cartes sont confectionnées à partir de permanences clandestines de l’APR dans presque toutes les communes de la ville de Pikine ». Et « les agents de la DAF ont avoué que le Préfet du Département de Pikine était au courant de l’existence frauduleuse et du fonctionnement de cette antenne dans sa circonscription administrative.


Les responsables et militants du PDS ont débusqué les fraudeurs et ont démantelé le réseau dans certaines communes, et le CEDA a été informé ». A titre d’illustration, «nous détaillons le procédé dans certaines communes du département de Matam. A OREFONDE, il a été noté une très grande discrimination dans l’établissement des CNI. Les pièces, extraits et autres CNI sont établis plus facilement et plus rapidement au profit des militants déclarés de l’APR. La rétention des pièces, extraits, et autres CNI, appartenant à des militants présumés de l’opposition, constitue la règle, campe le responsable libéral de poursuivre : «A AGNAM –CIVOL : il existe une antenne permanente de la DAF, au niveau de la sous-préfecture, alors que la DAF n’a, dans son organigramme aucun service déconcentré. Les Communes de Nguidjilone, Thilogne, Dabia, Agnam-Civol et Oréfondé dépendent quasi exclusivement de cette antenne permanente de la DAF pour toute opération individuelle ou collective liée à l’établissement d’une CNI.


Enfin il a été constaté un transfert massif d’électeurs au niveau de cette collectivité imputable à l’inscription sur les listes électorales de personnes qui ne sont pas physiquement présentes et qui, pourtant, sont inscrites sur simple présentation, par une tierce personne, de leur CNI. «A l’initiative du Maire libéral de la Commune de Nguidjilone l’antenne de la DAF, établie en permanence à Agnam-Civol, a séjourné dans la Commune les 22 et 23 Novembre 2014 pour établir des CNI au profit des habitants de la Commune et des Villages environnants soit 270 dossiers. Ces cartes ont été établies par la DAF depuis le 03 Décembre 2014. Mais, à ce jour, aucun retour officiel de ces cartes n’a été constaté par les autorités municipales de Nguidjilone.


Paradoxalement il a été noté un dysfonctionnement qui réside dans le fait que ces cartes sont remises, en cachette et avec parcimonie, par les responsables locaux de l’APR et aux seuls militants ou sympathisants de l’APR. Le Maire libéral, face à cette dérive républicaine, a porté plainte contre ces dits responsables au près du Procureur de la République du Tribunal Régional de Matam pour usurpation de fonction, trafic d’influence et trafic de CNI », enfonce l’ancien ministre.

 
«Dans le cadre du weekend de mobilisation et de sensibilisation organisé par les Jeunesses de la COJER, les 01, 02, et 03 Mai 2015,  le Préfet du Département de Matam et le Sous-Préfet de l’arrondissement de Agnam-Civol ont dirigé personnellement le Dimanche 03 Mai la commission administrative, qualifiée d’itinérante et chargée d’établir des CNI au profit des habitants de la Commune de Nguidjilone. Cette opération a été encadrée par une vingtaine de gendarmes armés jusqu’aux dents. Le Maire de la Commune n’a pas été impliqué. Les opérations se sont déroulées à l’école Sada Ndiaye et en présence des seuls responsables nationaux et locaux de l’APR », assure Oumar Sarr d’indiquer que «le Dimanche 31 Mai 2015 le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Agnam-Civol a séjourné à Nguidjilone et au domicile du responsable local de l’APR pour signer aux lieu et place du Maire les requêtes devant servir à l’établissement des jugements qui devaient être rendus par le Président du Tribunal Départemental de Matam à l’occasion de l’audience foraine à tenir à Nguidjilone le 01 Juin 2015.


Près de 400 requêtes ont été signées ce 31 Mai par le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Agnam-Civol et au profit des seuls militants de l’APR ». Le PDS estime que «la situation est particulièrement grave. Des tricheries de ce type ont créé des drames ailleurs. L’exemple de la Côte d’Ivoire est là » et constate «partout une implication de plus en plus forte des autorités administratives aux cotés des responsables nationaux et locaux de l’APR tout au long du processus menant vers l’inscription sur les listes électorales : préparation et signature des requêtes à présenter aux audiences foraines ; transcription des jugements au niveau des états civils ; délivrance des extraits de naissance en vue  de la confection des CNI et inscription sur les listes électorales nonobstant de graves  manquements liés à l’absence physique du requérant ou à la non production d’un certificat de résidence etc ».

 
Selon eux, «personne ne peut plus nier l’existence de réseaux parallèles et souterrains de confection de Cartes Nationales d’Identité  et les inscriptions frauduleuses sur les listes électorales. Tout porte à croire que les fraudes actuelles sont des actes étudiés, planifiés, et programmés. Jamais notre système électoral  n’aura jamais connu des attaques, des agressions et des dérives aussi graves ». Ils appellent ainsi «à la mobilisation générale pour tuer le monstre ».


«Dès la découverte de ces officines, nous demandons aux militantes et aux militants: d’informer la CENA et son antenne locale la CEDA car quand même, ils ont juré « d’accomplir leur mission avec impartialité et de ne pas se laisser influencer ni par l’intérêt personnel présent ni par une pression d’aucune sorte ». Et « de n’avoir pour guides dans leur appréciation que la Loi, la Justice et l’Equité », d’informer la permanence nationale du PDS où le secrétariat national chargé des élections collecte les cas de fraudes… », communique Oumar Sarr. 


Jeudi 25 Juin 2015 - 09:07



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter