Les chiffres alarmants des dérapages budgétaires des ministères et agences

On en sait un peu plus sur les dépenses extrabudgétaires au Sénégal. Elles s’estiment à plus de trente huit (38) milliards de Fcfa d’après un audit réalisé par le cabinet Mamina Camara. Au total 20% de structures est auteur de 80% des dépenses extrabudgétaires. Les ministères, les agences et les établissements publics se sont le plus illustrés dans ce scandale financier.



Le gouvernement du Sénégal l'équipe de Cheikh Hadjibou Soumaré concerné par ces dérapages
Le gouvernement du Sénégal l'équipe de Cheikh Hadjibou Soumaré concerné par ces dérapages
Les auteurs des dépenses extrabudgétaires sont enfin démasqués. Le rapport d’audit réalisé par le cabinet national, Mamina Camara, est disponible depuis quelques jours au niveau de l’Assemblée nationale selon le journal «Le Quotidien» qui a relaté une partie du rapport.

L’audit révèle 35,877 milliards de francs Cfa en dépenses extrabudgétaires réalisées par les ministères pour 3,483 milliards de francs Cfa dus par les agences et établissements publics. Le rapport d’audit indique, dans l’ordre des plus grands «déviants», les ministères de l’Intérieur, de la Famille, la Solidarité nationale, l’Entreprenariat féminin et de la Microfinance, des Forces armées, et de l’Environnement.

S’agissant des agences, ce sont essentiellement les structures hospitalières et le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), qui concentrent les dépenses extrabudgétaires d’après nos confrères.

Les détails de ces dépenses donnent 6 milliards 124 millions 536 mille 542 FCfa pour le ministère de la Famille, de la Solidarité nationale, de l’Entreprenariat féminin, et de la Micro finance. Le ministère des Forces armées rafle quant à lui 3 milliards 565 millions 281 mille 253 FCfa. Alors que 2 milliards 393 millions 940 mille FCfa sont engloutis par la Présidence de la République, et 14 milliards 586 millions 339 mille 920 FCfa par le ministère de l’Intérieur.

Toutefois, il faut noter que l’audit ne s'est pas déroulé dans les meilleures conditions. Plusieurs ministères, agences et établissements publics ont répondu bien tardivement aux questionnaires qui leur avaient été envoyés, et certaines réponses sur les références des factures des fournisseurs et des prestataires n’étaient pas suffisamment détaillées indique le rapport. Pis certains créanciers ont refusé de produire leur situation informe «Le Quotidien».




Awa DIEDHIOU

Jeudi 30 Juillet 2009 - 19:43



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter