Les étudiants sud-africains restent en grève

Les manifestations se poursuivent dans les universités sud-africaines, comme celle de Witwatersrand, à Johannesburg, où des affrontements violents ont eu lieu ce mardi entre les étudiants et la police.



Les étudiants sud-africains restent en grève
Les cours devaient reprendre lundi, dans cette prestigieuse institution, après l'organisation d'un référendum au terme duquel 77 % des étudiants ont voté, par voie électronique, pour la reprise des activités académiques.

Mais certains de leurs camarades protestent encore contre "le coût élevé" des études universitaires, en bloquant le campus.

Plusieurs universités sud-africaines sont encore fermées.

La police a lancé des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc pour disperser les étudiants, à l'université de Witwatersrand.

Les manifestants ont mené la riposte, avec des pierres sur les forces de l'ordre.

Des arrestations
Les étudiants réclament l'accès à l'enseignement supérieur de tous ceux qui ont obtenu le diplôme requis.

Ils protestent contre l'augmentation des frais d'inscription.

Plusieurs manifestants ont été arrêtés sur le campus de l'université de Witwatersrand, ce mardi matin.

L'une des dirigeantes de la contestation, Busisiwe Seabe, fait partie des personnes arrêtées.
Un arrêté des autorités interdit les rassemblements de plus de 15 personnes dans l'enceinte de l'espace universitaire.

L'année académique pourrait être invalidée, si les cours ne reprenaient pas ce mardi, ont averti le recteur de l'université de Witwatersrand et d'autres dirigeants d'établissements d'enseignement supérieur.

Les examens de fin d'année sont prévus dans quelques jours.

Une vive tension
S'ils ne peuvent pas se tenir à cause de la grève, les étudiants ne pourront pas obtenir leur diplôme, ce qui risque de mettre les universités dans l'impossibilité d'accueillir les bacheliers de l'année prochaine.
La tension est encore vive sur les campus universitaires de Johannesburg, comme à l'université du Cap et dans d'autres établissements d'enseignement supérieur du pays.

Une commission mise en place par le gouvernement pour voir si l'Etat peut faciliter l'accès aux universités doit rendre ses conclusions en avril 2017.

Mais, déterminés, les étudiants tiennent à la satisfaction de leurs revendications dès maintenant.

bbc.com

Mardi 4 Octobre 2016 - 16:50



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