Les ex-otages français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont arrivés en France

Les journalistes français de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, détenus en otages depuis 18 mois en Afghanistan sont arrivés ce matin à 8h 47 à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris. Ils y ont été accueillis par leurs parents et amis ainsi que le président Nicolas Sarkozy et son épouse, dans le salon du pavillon d'honneur de l'aéroport, loin des caméras avant de donner une conférence de presse sur le tarmac.



« Des problèmes de santé mineurs... Cela fait 3 ou 4 nuits que je ne dors pas », a confié par téléphone Hervé Ghesquière, l'un des ex-otages français à ses collègues de la chaîne de télévision France 3 qui l'interrogeaient sur son état, peu après leur arrivée ce matin à Villacoublay. « On n'a jamais été maltraité, jamais frappé, jamais enchaîné, jamais menacé de mort, mais après c'est l'enfermement, 23h sur 24, le manque de nourriture et d'hygiène. La montagne afghane, c'est aussi les conditions du Moyen-Age : les gens n'ont rien et nous n'avions pas moins ou plus qu'eux. »

« Tous les deux, nous avions la radio. J' écoutais tous les jeudis soir les messages de soutien sur RFI et donc on était au courant de ce qui se passait en France », a précisé son collègue Stéphane Taponier. « Je ne pouvais pas capter RFI dans l'endroit où je me trouvais, seulement la BBC, mais Stéphane m'a transmis le message qu'il y avait une grande soirée au Zénith à Paris en notre honneur. Cela me semblait disproportionné. Je me suis dit la prochaine fois, c'est le Stade de France », complète Hervé Ghesquière.

Un costume blanc, symbole de la libération

Les deux journalistes ont indiqué qu'ils n'ont pas été détenus ensemble tout le temps de leur captivité. Ils ont été séparés du 13 avril au 13 décembre 2010. En juin 2011, leur interprète Mohamed Reza les a rejoints. Ce dernier a retrouvé hier sa famille à Kaboul.

« Trois ou quatre fois, des négociations ont failli aboutir. Mais comme nos ravisseurs nous avaient promis de nous offrir un costume traditionnel blanc pour notre libération, lorsqu'ils nous l'ont offert il y a quelques jours, on a senti que quelque chose se passait, mais ce n'est qu'en arrivant sur la base militaire à Kaboul qu'on y a cru. »

Enquêtant pour le magazine Pièces à conviction de la chaîne publique France 3, les journalistes ont été enlevés le 30 décembre 2009 à 60 km de Kaboul, dans la province de Kapisa, région dont sont chargées les troupes françaises dans le cadre de la mission de la coalition.

Source: Rfi


Jeudi 30 Juin 2011 - 15:55



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