"Les filles sont oubliées dans le combat des organisations...», Aminata Touré

Plan International bureau pour l’Afrique de l’Ouest, a lancé ce jeudi, son rapport intitulé « Le leadership féminin en Afrique de l’Ouest : Barrières et opportunités ». Une rencontre présidée présidée par l'ancienne Cheffe de gouvernement du Sénégal. Aminata Touré est l'auteure de la préface du rapport.



Selon Aminata Touré, si l’on devait sélectionner la personne la plus discriminée au monde, elle serait certainement une jeune fille africaine. « J’ai eu le plaisir de préfacer le rapport de l’Afrique de l’Ouest de Plan International. Comme vous le savez, le Plan International est une grande ONG internationale qui milite depuis plusieurs décennies pour des droits des enfants, particulièrement le droit des filles. On a tendance à oublier les filles. On parle beaucoup des femmes. Il y a une loi sur la parité avec beaucoup d’avancés mais les filles sont un peut laisser pour compte".



L'ancien Premier ministre dira à cet effet, "avoir prêté (sa) voix au plaidoyer qui se fait en faveur de la jeune fille Sénégalaise mais aussi de la jeune fille de l’Afrique de l’Ouest". "Je disais que si on devait sélectionner la personne la plus discriminée au monde, ce serait certainement une jeune fille Africaine entre 13 et 17 ans qui n’est pas aller à l’école, qui n’a pas accès à la santé, qui est mariée très tôt et qui risque de mourir en couche très tôt.», déplore-t-elle. Aminata Touré d'ajouter : «Au niveau du Sénégal on a la scolarisation universelle des filles, toutes vont à l’école malheureusement, elles ne restent pas encore longtemps. On souhaiterait qu’elles restent plus de temps au niveau de l’éducation secondaire et qu’elles puissent aller à l’université. Cela suppose un accompagnement au niveau de la famille ».



L'envoyée spéciale du Chef de l'Etat, Macky Sall appelle ainsi, les pères à soutenir d’avantage leurs filles"; ainsi que "les frères à soutenir également leur sœurs ». Aminata Touré prône aussi le soutien des autorités religieuses. Ce, "pour qu’elles puissent également prêter leur voix pour soutenir ces jeunes filles qui ont beaucoup de talent et qui n’ont pas toujours l’opportunité de poursuivre leur rêves".


"Un montant doit être réservé aux jeunes filles », suggère cette dernière. Pour l'heure, le rapport donne des recommandations pratiques sur la manière dont les filles et les femmes doivent être accompagnées pour accroitre leur présence. Parmi les panelistes, Khady Touré, Directrice de KTC, entrepreneure sociale et Hadja Maimouna Maidanda, femme leader communautaire, ont toutes partagé leur expériences de leadership.  







 
 


Jeudi 9 Juillet 2015 - 14:51



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