Les législatives de 2017: Taxaw Temm entend «imposer une cohabitation pour corriger les insuffisances des réformes du référendum»



Les législatives de 2017: Taxaw Temm entend «imposer une cohabitation pour corriger les insuffisances des réformes du référendum»
Le Secrétariat Exécutif du RND et le Secrétariat Exécutif de Taxaw Temm ont examiné la situation nationale de l’après référendum et ses conséquences sur les reconfigurations politiques dans la préparation des élections législatives de 2017.

Leçons du référendum
«Le peuple sénégalais s’est prononcé en mars 2016 sur le projet de réformes constitutionnelles que le président Macky Sall  lui a présenté. Malgré les moyens colossaux, les manœuvres qu’il a déployés, les multiples irrégularités et le parti-pris de bon nombre des médias publics et privés, le pouvoir en place et ses alliés n’ont pu récolter que 62% des suffrages exprimés. Par contre, 38% des Sénégalais qui ont voté NON et 60% du corps électoral qui se sont abstenus, n’ont pas adhéré au projet de réformes constitutionnelles », déplorent les formations politiques.

Pour Ibrahima Fall et Cie, «c’est aussi la deuxième fois depuis la seconde alternance post indépendance que le Président Macky Sall prend de vitesse l’opposition et les citoyens, et arrache des victoires à la Pyrrhus, avec beaucoup de dégâts : Acte III de la décentralisation à la veille des locales de 2014 et projet de réformes constitutionnelles du 20 mars 2016 ».

En tout état de cause, le RND et Taxaw Temm expriment «leur satisfaction pour le résultat obtenu, se réjouissent de leur participation active à la dynamique du NON. La signification politique du NON du RND et de Taxaw Temm n’était pas de faire partir Macky Sall qui doit terminer son mandat en dépit de son wax waxeet, mais de poser les premiers jalons, dans le cadre d’un rapport de force favorable, vers de véritables réformes des institutions basées sur les conclusions des Assises nationales et les propositions de la CNRI, et qui devront aboutir à une refondation de la République dotée d’une nouvelle Constitution avec un réel équilibre et une séparation des pouvoirs».

Pour le RND et Taxaw Temm, «la bataille pour ces réformes continue ; les législatives de 2017 et la présidentielle de 2019 sont les prochains combats à mener pour corriger l’insuffisance des réformes du référendum de mars 2016. En effet l’Assemblée Nationale est un lieu où des propositions de loi constitutionnelle peuvent être initiées, à condition d’y avoir une nouvelle majorité parlementaire capable de procéder à un double rééquilibrage des pouvoirs : d’une part au niveau de l’exécutif entre le Président de la République et le chef du gouvernement qui déterminera et conduira la politique de la nation, d’autre part entre le parlement et l’exécutif».

Par conséquent, «au regard de cet enjeu des législatives, il importe de confirmer la désaffection de l’électorat qui avait porté ses espoirs sur une coalition qu’on pensait être celle du grand rassemblement pour une refondation de la République, pour la fin de la gestion patrimoniale du pouvoir, pour la culture de l’éthique en politique. Ensuite il faut vaincre le pessimisme, le désamour que le peuple nourrit envers l’institution parlementaire qui est décrédibilisée comme d’autres institutions de la République », prônent-ils. Tout en précisant dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com, qu’ «il est fondamental de créer un troisième pôle politique : un Rassemblement Populaire, Républicain, Démocratique et Solidaire… ».
 
Enjeux et orientation stratégique
Pour Taxaw Temm et RND, «il faut donc consolider la dynamique de l’unité, la synergie des efforts des différents acteurs, mais surtout la clarification constructive autour des valeurs républicaines, démocratiques et solidaires en cultivant l’éthique du respect des engagements envers le peuple, la satisfaction de ses attentes fondamentales en matière économique, sociale, politique, culturelle et spirituelle ».
 
Selon Ibrahima Fall et Cie, «les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la CNRI sont une boussole et l’expérience du référendum un repère. Il est donc urgent d’agir de manière responsable : unir ce qui peut être uni, aller résolument vers les populations, recueillir leurs préoccupations urgentes et aspirations profondes. Il faut cultiver l’humilité et la solidarité et chercher l’efficacité et l’efficience dans la représentation parlementaire…». 


Samedi 14 Mai 2016 - 11:31



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