Les premiers mots de Hoarau à Bordeaux !!!

Nouvel attaquant des Girondins, Guillaume Hoarau a hâte de refouler les pelouses de la Ligue 1 et surtout de retrouver l'envie et la passion perdues lors de son séjour difficile en Chine.



Guillaume Hoarau, comment vous sentez-vous physiquement ?

Ça fait un petit moment que je n’ai pas fait de foot. Mais tout est réuni ici pour que je trouve l’envie et la passion. C’est vrai qu’il va falloir bosser plus que les autres, c’est normal. J’arrive ici sur la pointe des pieds, avec humilité et de bonnes intentions. J’ai quitté la France il y a un an. Évidemment, l'état de forme dans lequel j'étais à Paris n'est plus le même aujourd'hui. Le championnat chinois s'est arrêté en novembre et depuis deux mois, je n'ai fait que des footings et une préparation physique. Donc ça fait bien trois mois que je n’ai pas joué au foot. J'ai besoin de retoucher le ballon, tout simplement. C’est ce qui m’a manqué. C’est pour ça que je suis ici avec l’envie de regoûter à une vie de groupe. Je vais me donner les moyens pour être prêt le plus rapidement possible.

Vous parlez de retrouver l’envie et la passion. Comment les avez-vous perdues ?
Là-bas, on me les a un peu enlevées ! Je ne souhaite pas rentrer dans les détails, ça reste pour moi fragile et toujours sensible. L'aventure est passée et je veux regarder devant moi mais c'est vrai que cela a été un long combat psychologique. Pour parler de cette expérience, il faudrait plus qu’une journée. Je ne peux pas résumer cette aventure au seul cadre sportif parce que ça a été plus que ça. Mais je ne prends que le meilleur. C’était ma première aventure d’expatrié et ça a fait de moi un homme nouveau et fort. C’est tout ce dont j’ai besoin pour repartir du bon pied. Je vais essayer de puiser mes forces là où justement ça n’a pas été facile pour moi. C’est pour ça que je suis très, très motivé pour remettre le bleu de chauffe et redevenir le joueur que j’étais avant. J’ai vraiment envie de manger du gazon comme on dit. Je suis prêt dans la tête et c’est la base. Les jambes suivront au fur et à mesure.

 

Pourquoi avoir choisi Bordeaux  ?

Il y a déjà le challenge sportif. Quand on regarde le classement, les grosses écuries sont devant et Bordeaux a réussi une bonne première partie de saison. Alors, voir ce club qui est dans une très bonne dynamique m'ouvrir ses portes, c'est flatteur. Partir aux oubliettes et voir que des gens vous tendent la main, c'est beaucoup de plaisir pour un footballeur. Et je vais essayer de tout faire pour les aider à avoir encore plus de bons résultats. Il y a aussi une part affective, personnelle dans mon choix. Mon fils n'habite pas loin. Mon départ en Chine a été une grosse séparation et j'avais besoin de retrouver un contexte serein dans lequel je pouvais m'épanouir. Bordeaux résume tout ça.

Connaissez-vous d’autres joueurs des Girondins ? Benoît Trémoulinas, un autre Réunionnais, vous a-t-il conseillé ?
J'ai connu Cédric Carrasso en équipe de France, on s'est côtoyé avec Marc Planus et Henrique pas mal de fois... J’ai donc pas mal d’affinités avec eux. D'ailleurs, je préfère avoir Henrique avec moi ! On se connaît un peu tous. Ça fait deux jours que je suis là, j’ai eu ma première prise de contact avec les autres joueurs aujourd’hui (lundi) et c'est facile de s'intégrer dans ce groupe. Il vit très bien. Je ne me fais pas de souci là-dessus. Benoît (Trémoulinas) m'a appelé quand c'était fait. On m'a donné sa place dans le vestiaire mais j'ai refusé son numéro. Je n'ai pas encore les épaules pour le porter. Il ne m’a dit que du bien de ce club. Bordeaux, c'est sa famille, il était très content de mon choix.
 


Dépêche (El Hadji Malick SARR)

Mardi 7 Janvier 2014 - 13:23



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