Les présidents ougandais et congolais veulent une reprise des discussions avec le M23

Le président ougandais, Yoweri Museveni, et son homologue de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, se sont rencontrés, ce lundi 2 décembre à Entebbe, à une trentaine de kilomètres de Kampala. L’objectif de cette rencontre était de renouer avec le dialogue politique. Cette visite éclair de Joseph Kabila dans la capitale ougandaise intervient moins d’un mois après la défaite de la rébellion du M23. Les deux chefs d’Etat veulent une conclusion « rapide » des discussions entre RDC et M23.



Joseph Kabila a rencontré son homologue ougandais, Yoweri Museveni, ce lundi 2 décembre, près de Kampala. Reuters
Joseph Kabila a rencontré son homologue ougandais, Yoweri Museveni, ce lundi 2 décembre, près de Kampala. Reuters
En Ouganda, le président congolais avait une double mission. D'abord, celle de relancer le processus de paix avec les rebelles du Mouvement du 23-Mars. Ensuite, celle de réchauffer des relations, encore convalescentes, entre son pays et Kampala.Toutefois, le bref communiqué publié à l'issue de la rencontre est très laconique. Il indique simplement que « les deux chefs d'Etat ont convenu que le dialogue de Kampala entre le gouvernement de RDC et le M23 doit être mené à terme, dès que possible, afin de faciliter le retour pacifique des ex-combattants du M23 et l'achèvement du processus de démobilisation. »

Le président ougandais Yoweri Museweni s'est adressé à ses compatriotes dans un message radiophonique, le 30 juillet 2012. AFP/ Carl Court
Le président ougandais Yoweri Museweni s'est adressé à ses compatriotes dans un message radiophonique, le 30 juillet 2012. AFP/ Carl Court

Le porte-parole du gouvernement ougandais a déclaré, quant à lui, que « les deux chefs d’Etat ont décidé que les négociations de paix doivent reprendre et être conclues rapidement ». Une déclaration qui ressemble plutôt à une injonction, confirmée d’ailleurs par le communiqué.
 

Une « déclaration », pas un « accord de paix »
 

Le 12 novembre, alors que tout semblait réglé, le gouvernement de Kinshasa et le M23 n'avaient pas signé le document proclamant officiellement la fin de la rébellion. Le pouvoir congolais - fort de sa victoire militaire - n’avait accepté de parapher qu'une simple « déclaration » et non un « accord de paix ».Les deux chefs d'Etat, qui ont commencé leurs discussions par un entretien en tête-à-tête. Auraient-ils, chacun, mis un peu d'eau dans leur vin ? En tout cas, le communiqué publié par la présidence ougandaise précise que « le président Kabila a réaffirmé sa détermination à débarrasser la RDC de toutes les autres forces négatives », c'est-à-dire tous les groupes armés qui pullulent dans l'est du pays.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mardi 3 Décembre 2013 - 09:25



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