Les producteurs africains de coton réclament la revue de la loi de l’Omc interdisant leur financement par les Etats



Les producteurs africains de coton réclament la revue de la loi de l’Omc interdisant leur financement par les Etats
La filière coton est un secteur porteur. Conscient du fait que « le développement de l’Afrique doit passer par l’agriculture », l’Etat du Sénégal soutient du mieux qu’il peut ce secteur. Cette assurance est de Cheikh Saadbouh Diop, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture, Khadim Gueye. En effet venu présider l’assemblée constitutive de l’université du coton tenue ce matin à Dakar et initiée par l’association des producteurs africains de coton, M. Diop affirme que « l’Etat du Sénégal fait le maximum pour relancer ce secteur, déjà qu’il subventionne l’achat des intrants et accorde des crédits budgétaires aux agriculteurs. »

Les producteurs ne sous estiment certes pas l’aide apportée par leurs différents Etats. Cependant, pour eux l’urgence se trouve ailleurs. L’organisation mondiale du commerce (Omc) demande aux gouvernements africains de ne pas financer leurs producteurs alors que ceux du nord le font pour leurs producteurs. Cette mesure doit être revue de l’avis du président de l’Aproca Moussa Sabaly. « Nous nous sommes battus pour avoir un agenda coton à l’Omc et depuis deux ans il n’y a pas eu de rencontres parce que les décideurs internationaux savent que nous y serons et aussi que ce que nous réclamons est tout à fait légitime », informe M. Sabaly. Il poursuit, « maintenant c’est à nos Etats de nous aider pour que l’Omc respecte les leader africains et les autorisent à nous financer ».

Pour l’instant, les cotonniers se battent pour produire du bon coton. Seule la qualité peut leur assurer une bonne compétitivité sur le marché international qui leur est, en ces temps, favorable.




Bigué BOB

Vendredi 8 Octobre 2010 - 17:35



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