Les quatre otages français d’Arlit libérés après trois ans de détention

Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, qui avaient été enlevés au Niger par Al-Qaïda en 2010, ont été libérés mardi.



Les quatre otages français d’Arlit libérés après trois ans de détention
François Hollande accueillera les 4 ex-otages français d’Arlit  (Niger) à leur arrivée en France, à l’aéroport de Villacoublay (Yvelines) mercredi «en fin de matinée», a-t-on appris auprès de l’entourage du président de la République.

Les quatre derniers otages français travaillant pour Areva et une filiale de Vinci, qui ont été libérés après trois ans de détention, sont arrivés mardi à l’aéroport de Niamey. Au Mali, pays frontalier du Niger, une source sécuritaire a déclaré que les «dernières négociations» sur leur libération «se sont déroulées dans le désert malien»«Des notables maliens du Nord, selon cette source, ont apporté leur concours ponctuel aux négociations».

Les quatre Français Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, qui avaient été enlevés en 2010, sont apparus amaigris, mais semblaient être en bonne santé, selon le correspondant de l’AFP. Thierry Dol, 32 ans, vêtu d’un habit vert pâle et d’un turban bleu, et portait une barbe noire fournie, a déclaré à l’AFP que ses trois années de captivité aux mains d’Aqmi ont été «très difficiles» mais qu’il s’agissait d’une «épreuve de la vie».

Alain Legrand, le père de Pierre Legrand, s’est dit «très heureux» tout en soulignant qu’il voulait des réponses à ses questions, notamment «pourquoi ça a duré si longtemps». «Alors qu’avec Aqmi, je parle de mémoire, les plus grosses prises d’otages ont duré 9 mois, peut-être 10 mois, là quand même, plus de trois ans, j’aimerais vraiment savoir pourquoi ça a duré si longtemps», a-t-il déclaré. «Donc j’ai de la joie mais je trouve que trois ans dans la vie d’un jeune de 28 ans, c’est énorme», a-t-il insisté.

Alain Legrand a relaté qu’il avait appris la libération des otages «de façon un peu bizarre». «C’est un collègue de travail qui l’a entendu à la radio et qui m’a dit «alors ton fils est libre». Il a mis la radio et c’est comme ça que je l’ai appris», soulignant qu’au travail, son portable ne passait pas et qu’on avait sans doute cherché à le joindre.

De son côté, Pascale Robert, la mère de Pierre Legrand, a déclaré que c’était «un soulagement». «Ca fait trois ans qu’on attend ça. Donc après on s’est pincé avec ma fille», a-t-elle confié. «C’est une surprise parce que moi, en plus, je ne l’ai pas vu venir», a-t-elle ajouté. 


libération.fr

Mercredi 30 Octobre 2013 - 10:01



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