Les relations entre Areva et le Niger se tendent

Areva et le Niger sont en pleine renégociation des contrats d'exploitation des mines d'uranium. Elles arrivent à terme fin décembre. Niamey veut en profiter pour revoir à son avantage les termes du contrat. Quant au numéro 1 du nucléaire civil, il freine des quatre fers, quitte à faire monter les enchères. Lundi soir Areva a dû démentir officiellement qu'elle envisageait de se retirer du Niger.



L'entrée du site d'Areva à Arlit, au Niger. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
L'entrée du site d'Areva à Arlit, au Niger. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

D'ici le 31 décembre, l'Etat du Niger et Areva doivent finaliser les termes de leurs futures relations pour les dix prochaines années. Une occasion unique pour Niamey d'imposer au numéro 1 mondial de l'uranium civil sa nouvelle réglementation fiscale, plus avantageuse pour cet Etat sahélien.
 

 Areva et le Niger, une histoire commune
 

Mais Areva ne l'entend pas ainsi : pas question de revoir à la hausse la fiscalité. Les raisons ? Le manque de rentabilité des mines nigériennes, selon elle, et la chute des cours mondiaux de l'uranium. Les discussions sont âpres au point qu'Areva a menacé de fermer les deux sociétés locales, Cominac et Somaïr et de mettre 5 300 personnes au chômage.
 

Selon Oxfam, Areva cherche à faire pression
 

Lundi, Areva a été obligée de démentir officiellement de telles informations. Selon Oxfam, une ONG spécialiste de ce dossier, Areva cherche à faire pression par tous les moyens sur les autorités de Niamey.
 

Areva envisage maintenant de reculer la date d'exploitation de la mine d'Imouraren, une mine qui ferait du Niger le 2e producteur mondial d'uranium. 
 

Areva: la mine d'uranium d'Imouraren sera en exploitation à l'été 2015, espère le président du Niger
 

Areva parle ouvertement de reporter le lancement à la fin 2016. Une déconvenue pour le président Issoufou qui a besoin de perspectives économiques favorables, à deux ans de la présidentielle.
 

Le dossier est éminemment politique. L’Élysée suit de très près les discussions, et pour cause : l'Etat français est actionnaire majoritaire du groupe Areva.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mardi 10 Décembre 2013 - 09:49



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