Les réseaux sociaux changent l’espace-temps médiatique

Le feu couvait depuis le début de la campagne. Les réseaux sociaux permettent des échanges d’informations qui perturbent les médias officiels. Des informations que ces médias avaient l’habitude de maîtriser. Ce soir d’élection présidentielle n’a pas coupé à la tendance et le résultat a été diffusé, de façon quasi officielle, une bonne heure avant les médias traditionnels.



Difficile de tenir sa langue sur le nom du futur président de la république française avant 20h. Antlantico.fr
Difficile de tenir sa langue sur le nom du futur président de la république française avant 20h. Antlantico.fr
Il est 20h ! Hé bien non, plutôt 19h, mais vous êtes sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook en particulier) et le résultat de l’élection présidentielle est d’ores-et-déjà devenu quasi-officiel. Les horloges médiatiques semblent dorénavant déréglées. Bizarrement, on avait pu constater une certaine fébrilité durant la journée, notamment par le biais de l’hashtag « #radiolondres » sur Twitter, là où les discussions s’étaient déchainées il y a 15 jours lors du premier tour. Tout devenait plus sérieux ce dimanche, les premières estimations envoyées par Twitter étaient vite remises en cause et très souvent les twitteurs eux-mêmes devaient se justifier âprement avant de diffuser de fausses informations.

On pouvait déjà imaginer une tendance lourde

Seulement voilà, vers la fin de l’après-midi, les sondages commençaient à véritablement s’affiner et dès 18h, avec un peu de recoupement, on pouvait déjà imaginer une tendance lourde. Bizarrement, les fuites les plus solides sont plutôt venues des QG de campagne (avec certains tweets intempestifs, voire très enthousiastes de certains militants) et en regardant également les préparatifs festifs ou non de chaque camp politique. En clair, la scène se construisait-elle à la Concorde ou à la Bastille ?

Les réseaux sociaux sèment le trouble dans l’organisation médiatique

Puis l’information officielle, diffusée par l’AFP et censée resté secrète (ou du moins sous embargo des rédactions médiatiques jusqu’à 20h) n’a fait qu’une traînée de tweets comme sur Facebook. Le comble était atteint à 19h12 quand le blog le plus affuté, débrouillard et aussi hors-la-loi se permettait même de quitter la scène médiatique alternative, la soirée électorale étant finie pour eux… C’est un véritable pied de nez de la part des réseaux sociaux qui sèment le trouble non pas tant dans le vote, mais dans l’organisation médiatique.
Source: RFI


Lundi 7 Mai 2012 - 11:31



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