Les syndicalistes de la CSS interpellent l'Etat sur la libération de Moustapaha Tall



Combien de fois Moustapha Tall s’est adonné à la fraude, pillé l’économie de notre pays et envoyé des milliers de pères de familles dans la pauvreté ? Doit-on privilégier un individu mu simplement par ses propres bénéfices sur des entreprises qui emploient des milliers de personnes ? Ce sont là, entre autres questions qui montrent le courroux  du Syndicat National des Travailleurs des Complexes Agro Industriels Alimentaires de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (SNTCAIAS/CNTS). Ledit syndicat est tout simplement fou de rage face à la propension des autorités sénégalaises de toujours relâcher l’importateur de riz, Moustapha Tall, à chaque fois qu’il transige, après avoir été pris la main dans le sac. "Trop, c’est trop", tapent-ils du poing sur la table. 
 
En effet, suite à l’acceptation du célèbre importateur de riz de transiger à hauteur de 57 millions de F CFA pour échapper à la prison autour de l'affaire des 300 tonnes de sucre en contrebande, le Bureau exécutif du SNTCAIAS/CNTS crie au scandale. Il constate que l’homme d’affaires a négocié sa sortie, moyennant de l’argent tiré de ses différentes opérations de fraude sur les produits de consommation courante, surtout le sucre. A cet effet, les syndicalistes disent ne pas comprendre qu'«un auteur de tels actes, de plus multirécidiviste puisse, à chaque forfait, bénéficier d’une liberté, en payant simplement un montant tiré de ces opérations de fraudes». Et ce, au moment où "l’industrie sénégalaise continue d’enregistrer de lourdes pertes, du fait de la fraude sur les produits».
 
Pour convaincre les plus sceptiques quant à la vie en cale sèche que traverse le tissu industriel sénégalais,  le SNTCAIAS/CNTS cite le cas des industries de transformation de produits de pêches, du textile, des biscuiteries qui ont fermé leurs portes. A ce tableau noir, vient s’ajouter la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS). Même si elle vient de sortir de la fosse, du fait des conséquences d’une mévente dramatique sur les emplois. Fort de tout cela, le Bureau de se demander dans les colonnes du journal "libération", s’il faille «continuer à regarder prospérer de tels actes avec leurs conséquences sur les emplois et sur l’économie sénégalaise ? ».
 

Dénonçant énergiquement cette situation, les syndicalistes appellent le gouvernement à prendre les dispositions urgentes en vue de punir sévèrement les auteurs de tels faits.
 


Mercredi 19 Mars 2014 - 10:26



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