Les taxi-motos camerounais associés à la lutte contre Boko Haram

Un regroupement de syndicats de moto-taxi au Cameroun vient de lancer une campagne de vulgarisation des numéros verts auprès des conducteurs de la région de l’Extrême-Nord. L’opération, qui est appelée à s'étendre à l'ensemble du pays, a pour objectif de diffuser les numéros d'urgence des forces de l'ordre, mais aussi de donner quelques astuces de vigilance aux chauffeurs de taxi-moto afin qu'ils participent mieux à la lutte contre le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ex-Boko Haram).



Le coup d'envoi a été donné dans la ville de Maroua il ya une quinzaine de jours car depuis les attaques de Boko Haram  dans la région, l’activité économique tourne au ralenti.

« Nous avons pensé qu’avec les motos, on peut sensibiliser les citoyens, explique Bertin Mathieu Fodjeu,président national de Moto-citoyens. Nous avons mobilisé au moins 1 500 moto-taxis pour coller des autocollants. Il y a le numéro de la gendarmerie et celui de la police et nous nous sommes déployés dans [la région] parce que c’est l’Extrême-Nord qui a été touché. Tous les conducteurs de motos vont collaborer avec les forces de maintien de l’ordre. »

Les moto-taxis sont aujourd'hui le mode de transport le plus utilisé au Cameroun et la collaboration de leurs conducteurs avec les forces de l'ordre a déjà commencé à porter ses fruits.

Deux millions de conducteurs

« Au Cameroun, poursuit Bertin Mathieu Fodjeu, il y a plus de deux millions de conducteurs taxis. Vous voyez que ce n’est pas facile et dans l’Extrême-Nord, ce sont les moto-taxis qui ont pu dénoncer ces gens-là. Il y a au moins deux [membres de] Boko Haram qui ont été attrapés récemment grâce aux conducteurs de moto-taxis. »

Après le Nord, l’opération devrait arriver bientôt à Douala, avant de s'étendre aux autres villes du pays.


rfi.fr

Mercredi 19 Août 2015 - 12:19



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