Liberia: première rentrée post-Ebola et précautions toujours de mise

C’était la rentrée des classes ce lundi au Liberia, le pays le plus durement touché par Ebola avec près de 5 000 morts. La semaine dernière, l’OMS a déclaré la fin de la chaîne de transmission du virus. Le pays entre néanmoins dans une période de haute vigilance de 90 jours. Certaines écoles avaient de nouveau ouvert leurs portes à partir de février dernier, mais c'est la première véritable rentrée à l'échelle nationale. Et elle présente néanmoins de nombreux défis.



L'école de West Point avait été transformée en centre d'isolement pour malades d'Ebola. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO
L'école de West Point avait été transformée en centre d'isolement pour malades d'Ebola. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO

Il y a an, au plus fort de l’épidémie d’Ebola, l’école Massaquor du bidonville de Westpoint à Monrovia, la capitale du Liberia, n’accueillait pas d’élèves. Elle avait été réquisitionnée pour les personnes présentant les symptômes du virus. Depuis, l’école a été entièrement rénovée et son proviseur s’est réjoui de voir de nouveau déferler la jeunesse dans son campus lors de la rentrée lundi matin. « Aucune génération ne sera sacrifiée et c’est une très bonne nouvelle, mais il faut être très vigilant. Les enfants, les parents, les enseignants le savent : tout le monde a un rôle à jouer », a mis en garde Gleh Mason.

Les 1 000 élèves de l’école élémentaire et primaire doivent prendre leur température à l’entrée du campus, avant de se laver les mains. Les écoles ont reçu des seaux, du savon, du chlore, des gants et des bottes en caoutchouc. Des salles ont été désignées pour isoler les cas suspects.

Le docteur Fatouma Mabeye Sidikou de l’ONG Waha international a formé 250 enseignants dans le nord-ouest du pays. « C’est sur eux que nous nous appuyons pour éviter que les enfants soient malades, pour éviter que l’épidémie se propage. Un seul cas d’Ebola dans une école c’est une catastrophe parce que ça va exposer non seulement un grand nombre d’enfants, mais aussi les enseignants et les parents », rappelle-t-elle. Les élèves n’ont toujours pas le droit de se toucher les uns les autres, la politique du zéro contact introduite au plus fort de l’épidémie à travers le pays est toujours de mise.


Rfi

Mardi 8 Septembre 2015 - 10:38



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