Libertés Publiques-Entraves et mesures abusives: Le forum Civil s’alarme

La section sénégalaise de Transparency international n’est pas restée indifférente à la récurrence des entraves et mesures abusives concernant les libertés publiques dont ont été victimes certains rassemblements et mouvements citoyens, en l’occurrence le mouvement Sos littoral. Le mode de délivrance des récépissés pour la formation de partis politiques a aussi été dénoncé par Mouhamadou Mbodj et ses acolytes.



Nos libertés publiques seraient-elles bâillonnées ? C’est du moins la question que se pose le forum civil. En effet, l’interdiction dont ont fait  l’objet plusieurs manifestions publiques ces derniers temps, interpelle Mouhamadou Mbodji et compagnie qui s’alarment  de la « série d’interdictions relatives à des initiatives citoyennes pour l’exercice des libertés publiques » qui selon l’entité «  écorne l’image de la démocratie sénégalaise  très souvent citée comme modèle et érigée en vitrine ».
 Ayant remarqué « de plus en plus d’entraves au droit de marche et de réunion », le Forum civil pointe du doigt des « mesures abusives » émanant du commandement territorial qui à la longue seront perçues « comme un musellement  des libertés  fondamentales consacrées par les déclarations des droits de l’homme de 1789 et de 1948, repris dans la constitution du Sénégal du 22 janvier 2001 ».


Fort de ce constat, les camarades de Mouhamadou Mbodj demandent à l’Etat de régir « les libertés d’exercices des libertés publiques » en vue  d’encadrer «  les responsabilités de l’Etat » ainsi que celles «  des citoyens en termes de délai de saisine, de réponse, d’enquête, d’autorisation ou d’interdiction des demandes d’organisations des manifestations publiques » afin de prévenir «  l’instrumentalisation  des lois de la républiques par l’administration territoriale et les forces de l’ordre ». Et pour appuyer leur conviction, l’organe de veille dénonce l’exercice par la police, détentrice de la violence légitime, d’interrogations des « organisateurs de marches pacifiques, parfois tard dans la nuit et souvent à la veille de l’exercice de ce droit fondamental dans une logique de déstabilisation » alors que «  les mesures de police susceptibles d’affecter l’exercice des libertés constitutionnellement garanties doivent être justifiées par une menace réelle pour l’ordre publique ».


A titre d’exemple, le forum civil évoque le fait que «  le Préfet de Dakar a mal agi » selon eux «  en interdisant la marche de SoS littoral alors que, aucun risque de trouble à l’ordre publique n’était perceptible dans la marche des initiateurs ». Les membres du forum civil ont tenu à exprimer leur désaccord sur les  modalités de délivrances des récépissés de formation de partis politiques. « Les arguments servies par le ministère de l’intérieur » sur la question sont selon eux, sont « irrecevables » dans la mesure  où « par le passé, les services du ministère de l’intérieur, se sont illustrés par un traitement discriminatoire ». Raison pour laquelle ils demandent « tout le monde, y compris l’Etat » de s’assujettir  aux lois et règlements en vigueur dans le pays en « délivrant des récépissés dans des délais raisonnables en « attendant  la rationalisation du nombre de partis politiques par l’avènement d’un cadre légal » .
 


Samedi 19 Avril 2014 - 13:19



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter