Libye: démission du vice-Premier ministre Awadh al-Barassi

En Libye, le vice-Premier ministre Awadh al-Barassi a annoncé samedi soir sa démission du gouvernement. Raison invoquée : « des problèmes et des obstacles qui ont eu lieu dans les différents secteurs de l'Etat, la détérioration de la sécurité et les assassinats découlant de la politique de centralisation administrative adoptée par ce cabinet ». Le Premier ministre Ali Zeidan a accepté cette démission, sans nier qu'il a été « surpris ». Elle intervient sur fond de violence et de tensions politiques croissantes en Libye.



Le vice Premier ministre libyen, le 3 août 2013. Reuters / al-Fetori
Le vice Premier ministre libyen, le 3 août 2013. Reuters / al-Fetori
Awadh al-Barassi, le vice-Premier ministre libyen a annoncé sa démission lors d'une conférence de presse à Benghazi. Il a évoqué « des problèmes et des obstacles qui ont eu lieu dans les différents secteurs de l'Etat, la détérioration de la sécurité et les assassinats découlant de la politique de centralisation administrative adoptée par ce cabinet ». Si le Premier ministre Ali Zeidan s'est dit surpris par son annonce, pour la plupart des experts de la Libye, la démission était prévisible.
Selon Nauman Benothmane, directeur de la Fondation Quillian, spécialisée dans les questions de contre-terrorisme, cette crise ne fait que révéler un peu plus l'état d'impuissance du gouvernement libyen face aux violences et aux attaques terroristes qui ne cessent de se multiplier.
Déception et inquiétudes
Membre du parti de la Justice et de la Construction lié aux Frères musulmans, Awadh al-Barassi avait d'ailleurs déjà laissé entendre sa déception et ses inquiétudes toute cette semaine. Il avait notamment reproché au gouvernement « ses dysfonctionnements » et son échec à établir la confiance des citoyens envers l'Etat.
Sa démission intervient après que Ali Zeidan a annoncé mercredi dernier qu'il renonçait à modifier la structure de son gouvernement. En début de semaine dernière, il espérait former un nouveau cabinet restreint.
Recrudescence des violences
Les autorités de transition peinent de toute évidence à rétablir l'ordre. La formation d'une police et une armée professionnelles se fait attendre, alors que les assassinats politiques et les violences se sont multipliés ces dernières semaines, surtout dans l'est de la Libye.
Fin juillet, l'assassinat d'Abdessalem al-Mesmari, avocat et militant politique, figure du soulèvement contre le pouvoir de Kadhafi, a été un tournant. Cette accumulation provoque la colère de la population qui a manifesté il y a huit jours pour dénoncer l'impunité de ceux qui déstabilisent le pays.
Source: RFI


Lundi 5 Août 2013 - 10:12



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