Libye: un quatrième projet de sortie de crise soumis par l’ONU

Les parlements rivaux libyens ont ouvert lundi 8 juin une nouvelle session de négociations au Maroc, à Skhirat près de Rabat. Cette reprise est jugée « décisive » par l'ONU, sous la pression des dirigeants du G7 qui ont réclamé des « décisions politiques audacieuses » pour mettre fin à la guerre civile. Le pays compte actuellement deux gouvernements rivaux : l'un dans la capitale Tripoli sous la coupe de Fajr Libya, coalition de milices dont certaines islamistes, et l'autre dans l'est du pays, le seul reconnu par la communauté internationale.



Un milicien regarde la colonne de fumée s'élever depuis un dépôt de carburant de l'aéroport de Tripoli, le 2 août 2014. REUTERS/Hani Amara
Un milicien regarde la colonne de fumée s'élever depuis un dépôt de carburant de l'aéroport de Tripoli, le 2 août 2014. REUTERS/Hani Amara

Plus d’une vingtaine de personnes étaient présentes lundi en plénière pour assister au lancement de ce nouveau « round » de pourparlers. Selon la mission d’appui des Nations unies en Libye, les factions portent désormais avec elles l’espoir d’éviter aux Libyens d’autres tragédies.

Après trois projets de sortie de crise rejetés par les factions rivales, Bernardino Leon, le chef de la mission d’appui de l’ONU pour la Libye, a remis une nouvelle mouture amendée aux participants  : « Maintenant, nous allons distribuer la nouvelle mouture. Et nous voudrions que vous la lisiez tous de manière attentive. Nous pourrons ainsi avoir de premiers entretiens avant que nous ne voyagions », suggère-t-il.

Objectif annoncé : pouvoir discuter de ce nouveau document en début de semaine prochaine. Car l'étape suivante, pour les délégations, c’est Berlin en Allemagne, ce mardi, où des discussions se tiendront avec des membres de la communauté internationale. Signe, selon le conseiller politique au sein du Parlement de Comité national libyen reconnu par l'ONU, que les discussions sont bien avancées :

« Nous sommes assez optimistes, explique ce dernier. D’après ce que j’ai vu dans les autres sessions, comme il y en a eu en Algérie  pour les partis et les activistes politiques, mais aussi pour les tribus libyennes en Egypte et les conseils locaux à Bruxelles, je pense que toutes les parties qui sont impliquées dans ces rencontres sont conscientes de la menace terroriste et ils partagent la même idée, que nous parvenions à un accord. »

 

La menace grandissante de l’organisation Etat islamique en Libye  semble avoir précipité ces dernières semaines la progression vers un accord politique. L’ONU a donné jusqu’au 17 juin, à la veille du ramadan, pour aboutir à un gouvernement d’union nationale.


Rfi.fr

Mardi 9 Juin 2015 - 10:01



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