Ligue des champions : Les 8 choses qu'il faut (aussi) retenir de la deuxième journée

Le réveil du PSG et le carton d’Arsenal ne sont pas les seules choses à retenir après cette deuxième journée de Ligue des champions. Xavi a renforcé sa stature de mythe vivant, Balotelli a coulé avec Liverpool et Felipe Melo a récolté la palme du mauvais geste. Voici tout ce qui a pu vous échapper mais qui mérite pourtant votre attention.



La légende Xavi

Lorsque Xavi a découvert la Ligue des champions, la France était championne du monde mais pas encore d'Europe, Lens champion de France et Jean-Pierre Papin encore joueur professionnel. Ce 16 septembre 1998, Xavi faisait ses débuts en C1 à Old Trafford (3-3). Il remplaçait Giovanni à la 67e et ne savait pas encore ce qui l'attendait (trois trophées entre autres…). La France n'est plus championne du monde, Lens se débat pour ne pas redescendre en Ligue 2 et JPP profite d'une retraite paisible à Arcachon mais, mardi au Parc des Princes, Xavi est encore entré en jeu. Cette fois, il a remplacé Rakitic à la 69e minute et joué sa 143e rencontre de Ligue des champions. Personne n'a fait mieux. Même pas Raul (142). Xavi est une légende.

Fracture de la rétine

Alléluia. Grâce à la célèbre marque à la virgule, certains matches de Ligue des champions vont bientôt pouvoir se jouer dans le noir. Croisons les doigts et espérons que le tableau final nous offre un Juve-Barça et le rêve deviendra réalité. Entre le vert fluo (moqué par la presse italienne) à vous dégommer la rétine des Turinois à Vincente Calderon et le jaune criard des Catalans au Parc des Princes, il y avait de quoi s'en sortir avec une bonne grosse migraine ophtalmique devant sa télévision. Et qu'importe si l'équipementier américain ne respecte pas les couleurs traditionnelles des clubs (Galatasaray a joué en violet à l'Emirates), l'essentiel est de se faire remarquer et force est de constater qu'on ne pouvait pas rater ces nouvelles tuniques.

 

"Un Barcelone désastreux, catastrophique et insensé"

La presse espagnole n'y va jamais par quatre chemins. Avec elle, c'est souvent tout noir ou tout blanc. Autant dire que le Barça s'est fait tailler quelques costards mercredi. La presse madrilène y est allée de bon cœur. "Le PSG a gagné 3-2, mais le résultat ne reflète pas du tout la supériorité des Français devant un Barcelone désastreux, catastrophique et insensé", a critiqué As dans un léger excès de catastrophisme. "La défense a été catastrophique, pas seulement Ter Stegen qui a encaissé les trois premiers buts de la saison. Les latéraux ont été pitoyables." Et le PSG ? "Ibrahimovic n’était pas sur le terrain, mais le groupe a montré qu’il était plus important qu’un seul joueur." Et de conclure dans une formule que l'on imagine écrite avec un sourire en coin : "Le PSG de Laurent Blanc a sérieusement rabattu le caquet au Barcelone de Luis Enrique ."

Le Bayern sait remercier ses vrais supporters

Les supporters du Bayern Munich sont fidèles et plus que motivés. Alors, ils font preuve d’ingéniosité pour ne pas rater un match de leur équipe. Ce mardi, ils ont fait particulièrement fort. Les supporters n'avaient pas accès aux tribunes lors du match CSKA-Bayern en raison du huis-clos imposé au club moscovite. Qu'importe, une cinquantaine de Bavarois, selon les médias britanniques, a choisi de louer un appartement d'un immeuble donnant sur le stade pour assister à la rencontre. Mis au courant et séduit par cette initiative, le Bayern Munich aurait décidé de payer cette location. Un beau geste du club allemand pour ses supporters.

 

Balotelli : 90 minutes, 0 ballon dans la surface

Le gardien du FC Bâle, Tomas Vaclik, n'a pas vu l'ombre de Mario Balotelli ce mercredi dans sa surface de réparation. L'international italien n'a pas beaucoup touché le ballon, 34 fois en tout et pour tout. Et sa zone d'influence ne correspond pas franchement à son poste d'avant-centre. Balotelli n'a pas touché un ballon dans la surface adverse. Et dans le jeu ? Une catastrophe là-aussi : l'attaquant de Liverpool a tenté 11 passes et en a réussi… 5.  "Il ne se sacrifie pas assez pour l'équipe", l'a flingué Jamie Carragher, l'ancien défenseur des Reds. L’ancien attaquant de l’AC Milan s’est également fait remarquer après la rencontre en "oubliant" de saluer les supporters de Liverpool qui avaient fait le déplacement en Suisse. Tous les joueurs du club anglais ont remercié les fans, sauf lui. Brendan Rodgers n’a que très peu gouté à ce nouvel écart de conduite de SuperMario selon les tabloïds anglais. Balotelli est encore loin d'être adopté.

 

Ospina : 30 minutes, 30 parades ou presque

David Ospina n'avait jamais joué en Ligue des champions mais, désormais, la Ligue des champions se souviendra de David Ospina. L'ancien Niçois a dû précipiter ses débuts en C1 pour palier l'expulsion de Szczesny à l'heure de jeu face à Galatasaray (4-1). Il a démarré doucement en encaissant un penalty. Rien de scandaleux. Puis, en 30 minutes, il a multiplié les sauvetages : 4 pour être précis soit davantage que son équipier polonais lors de ses deux derniers matches (3). Cerise sur le gâteau : une envolée spectaculaire sur une tête de Burak Yilmaz. Ospina était bouillant ce mardi. Suffisant pour pousser Wenger à revoir sa hiérarchie des gardiens ?

 

Felipe Melo, profession boucher

Felipe Melo n’est pas un poète. Ceux qui suivent le championnat turc et italien le savent très bien. Replacé au centre d’une défense à trois par Cesare Prandelli (avec Kaya et Chedjou), le Brésilien est totalement passé à côté de ses 90 minutes. A vrai dire, l’expérience aurait dû prendre fin dès la 34e minute et le tacle extrêmement violent, les deux pieds décollés, de l’ancien joueur de la Juve sur les chevilles d’Alexis Sanchez. Plus de peur que de mal pour le Chilien qui s’est offert un joli vol-plané, justifié pour une fois. Un geste dangereux sanctionné d’un simple carton jaune. Et dire que Felipe Melo a eu le culot de contester la décision… Grotesque.

 

Manchester City n'aurait pas dû chercher Totti sur Twitter

Manchester City et l'AS Roma ont commencé le match avant le coup d'envoi. Sur Twitter, les deux clubs se sont répondu dans la journée de mardi. C'est la Roma qui a lancé les hostilités en parlant du "temps très anglais" puis en demandant s'il avait "autre à chose à voir à Manchester que la pluie"… Le compte officiel du club mancunien a alors répondu en chambrant Francesco Totti : "Nous avons hâte de vous accueillir et un joueur de légende comme Totti. Il n'a jamais marqué en Angleterre, n'est-ce pas ?"

Manque de chance, cela a peut-être donné une source de motivation supplémentaire au capitaine emblématique de la Roma. Il s'est empressé de corriger l'anomalie quelques heures plus tard en égalisant (1-1). "Le tweet de City, il m'a porté chance", s'est ensuite amusé Totti. Bien sûr, la Roma  n'a pas manqué l'occasion de s'en délecter avec humour sur Twitter.

 
 
 
 
 
 

eurosport.fr

Jeudi 2 Octobre 2014 - 12:14



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