Ligue des champions - PSG - Chelsea : La revanche des mal aimés

Pastore, Lavezzi, Jallet, Lucas... Cette fois, ce ne sont pas les stars qui ont permis au PSG d'être à la hauteur face à Chelsea (3-1). Notre antisèche.



Ligue des champions - PSG - Chelsea : La revanche des mal aimés

Le jeu : Un PSG aux deux visages

Au Parc des Princes, il y a eu le PSG de la première période et celui de la seconde. Le premier, avec son équipe-type en 4-3-3, a souffert face à la formation alignée par José Mourinho  qui, en l'absence deSamuel Eto'o, a préféré se passer d'attaquant de pointe et a titulariséAndré Schürrle.  Si Paris a ouvert rapidement le score, la bataille tactique a ensuite basculé en faveur du Special One. Devant au score, Paris a voulu gérer. Mais il ne sait pas le faire. Le trio Verratti-Motta-Matuidi, clé des succès parisiens, a perdu la bataille du milieu face au pressing de Ramires, Oscar, Schürrle et même David Luiz, préféré à Lampard  et aligné devant sa défense.

Heureusement pour Paris, il a affiché un visage plus conforme à ce qu'il a l'habitude de montrer au retour des vestiaires. Dans le sillage de Matuidi et Verratti réveillés, les Parisiens ont enfin repris la possession du ballon (53% sur l'ensemble du match). Les Londoniens, eux, sont parus désorganisés. Coupé en deux, Chelsea a abusé des longs ballons et a fini par payer ses erreurs défensives. Paradoxalement, la sortie sur blessure d'Ibrahimovic a permis à Lucas de venir redonner de l'impact à l'attaque parisienne. Mais l'arme fatale des Parisiens reste les coups de pied arrêtés. Neuvième but du PSG cette saison en C1 dans cet exercice. Après son quart face au Barça l'an passé (2-2, 1-1), Paris a montré une nouvelle fois qu'il était à la hauteur.

Les joueurs : Ibra, Cavani, Thiago Silva, les stars n’y étaient pas

Une fois n'est pas coutume, les stars du PSG n'ont pas répondu présent. Zlatan Ibrahimovic, positionné trop bas, a été transparent. Critiqué pour son absence dans les grands rendez-vous, il a réagi lui aussi après la pause avant de se blesser à la cuisse (67e). Edinson Cavani  n'a pas été plus en réussite, même lorsqu'il a retrouvé une place en pointe après la sortie du Suédois. Et Thiago Silva a provoqué le penalty qui a remis Chelsea dans le match à cause d'une faute sur Oscar. Une erreur qui a plombé la prestation du Brésilien, même si lui aussi s'est ressaisi après la pause.

 


 

Mercredi, ce sont les "mal aimés" qui ont sauvé le PSG. A commencer par Ezequiel Lavezzi, seul à surnager en première période. Critiqué pour son manque de réalisme, l'Argentin a fait taire les critiques en inscrivant son deuxième but cette saison en C1, son dixième toutes compétitions confondues. Il a fait passer une sale soirée à David Luiz, poussé à marquer contre son camp, et Ramires, averti d'un carton jaune qui le privera du match retour. Aligné à la place de Van der Wiel,Christophe Jallet  a lui aussi livré un match solide face à Hazard. Sans parler de l'entrée de Lucas. Et que dire de Javier Pastore, héros du soir en marquant le troisième but parisien grâce à un exploit individuel (90+3) ? On l'a enfin vu sourire sous le maillot du PSG.

Ligue des champions - PSG - Chelsea (3-1), notre antisèche : Pastore, le symbole des mal aimés - Football - Ligue des champions

 

La stat : 76%

En s'imposant 3-1, le PSG a désormais 76% de chances de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Un chiffre qui montre tout l'importance du but inscrit dans le temps additionnel par Javier Pastore. Sans le coup d'éclat de l'Argentin, les probabilités de voir Paris dans le dernier carré seraient tombées à… 44% ! Mais les statistiques ne sont pas une science exacte. En 2012, lorsque Chelsea a remporté la C1, il s'était aussi incliné 1-3 chez le Naples  de Lavezzi et Cavani… avant de s'imposer 4-1 en prolongation. Mais c'était en huitièmes.

Le tweet qui nous a fait sourire :

Javier Pastore n'est pas le seul à s'être rappelé au bon souvenir du Parc des Princes à la 93e minute…

 

Le tournant qui n'a pas eu lieu : Si Hazard n'avait pas trouvé le poteau…

Avec un peu plus de réussite, le héros de la soirée aurait été dans les rangs de Chelsea. Et il se serait appelé Eden Hazard. L'ancien Lillois a pris ses responsabilités en transformant le penalty offert par Thiago Silva (27e). Juste avant la pause, il aurait pu s'offrir un doublé qui aurait changé le scenario du match. Mais sa reprise de volée à la réception d'un centre de Willian est allée s'écraser sur le poteau de Sirigu  (40e). Ce sera la dernière véritable occasion des Blues…

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La grande question : Le PSG va-t-il sortir Mourinho pour la première fois en quarts ?

Sept quarts de finale, sept qualifications. C'est jusque-là le bilan de José Mourinho en Ligue des champions avec Porto (2004), Chelsea (2005, 2007), l'Inter (2010) et le Real Madrid  (2013). Le Portugais est déjà tombé en huitièmes ou en demies, mais jamais en quarts. Si les probabilités sont favorables au PSG après son large succès (3-1), le but à l'intérieur inscrit par Hazard ne met pas les Blues définitivement hors course. Surtout, les Parisiens devront se passer de Zlatan Ibrahimovic, absent "quelques semaines" selon président Nasser Al-Khalaïfi.

Même si on lui reproche souvent de disparaitre dans les grands matches, les Parisiens auraient bien eu besoin de leur star qui a inscrit 54% des buts du club cette saison. A Stamford Bridge, ce sera à Cavani de prendre le relais. Pour le PSG qui a évolué en seconde période au Parc des Princes, les demi-finales ne sont pas un rêve inaccessible. Mais il faudra surtout résister aux assauts des Blues. Et Mourinho n'est pas du genre à s'avouer vaincu. Il a déjà annoncé la couleur : "Quand on perd 3-1, il n'y a pas d'option. Il faut gagner 2-0, 3-1, 4-1. Il faudra jouer en pensant que c'est faisable. Ils doivent se sentir en bonne position mais ils savent sûrement que ce n'est pas fini."

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Euronews

Jeudi 3 Avril 2014 - 10:48



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