Ligue des champions, demi-finale : Tout reste à faire entre Manchester City et le Real Madrid (0-0)

Brouillon offensivement avant de tomber sur un Joe Hart impérial en fin de rencontre, le Real Madrid n'a pu faire mieux que match nul sur la pelouse de Manchester City, mardi soir en demi-finale aller de la Ligue des champions (0-0). Il faudra faire la différence la semaine prochaine, lors du retour à Madrid.



Une première mi-temps affligeante

Entre des Citizens volontaires mais beaucoup trop brouillons dans le dernier ou l’avant-dernier geste et des Madrilènes nonchalants et totalement à côté de la plaque, on n’a pas vraiment eu l’impression d’assister à une demi-finale de Ligue des champions pendant les 45 premières minutes. Privés de Cristiano Ronaldo, blessé et finalement forfait, et avec un Karim Benzema trop esseulé devant (il est d’ailleurs sorti à la pause), les hommes de Zidane n’ont rien montré de bon offensivement. Défensivement non plus d’ailleurs. Le bilan à la pause ? Cinq frappes au total (trois pour City, deux pour le Real), aucune cadrée. Circulez, y’a rien à voir...

City c'est du solide !

En deux parades, il a mis ses coéquipiers dans le confort. Très peu sollicité durant les soixante première minutes, Joe Hart a vu les vagues merengue déferler devant ses cages sans cligner des yeux. A la 76e minute de jeu, le portier anglais a d'abord stoppé du pied gauche une tête piquée de Casemiro, avant de sortir le grand jeu devant Pepe qui l'avait allumé à cinq mètres des cages (83e). He’s back ! Tout comme ses deux compères de la défense Nicolas Otamendi et Vincent Kompany. L’Argentin, parfois brouillon dans son placement contre le Paris Saint-Germain aux côtés d'Eliaquim Mangala, a montré qu’il faisait partie des tout meilleurs face au Real Madrid avec le retour de Kompany. Ce dernier a ramené de l’équilibre et des couleurs à l’ancien Valencian. Juste dans ses interventions, dans son jeu aérien et son placement, Otamendi a mis sous l’éteignoir les offensives madrilènes. Idem pour le capitaine de City. L’international belge a apporté calme et sérénité et a rarement été pris à défaut. Les grandes victoires, ça commence toujours avec une défense solide… Et City en a une !

La rude lutte de l'entrejeu

Dans cette partie d’échecs, les deux milieux de terrain ont pesé de tout leur poids. Le cuir ne passant que très peu par les ailes, nous avons assisté à une sacrée bataille tactique dans le cœur du jeu. D’un côté, les solides Fernando et Fernandinho. Rugueux sur l’homme et dans leur placement, les deux Brésiliens n’ont jamais hésité à pousser leur pressing le plus haut possible pour asphyxier les relances du Real. En face, l’opposé. Deux artistes, limite numéro 10 sur les bords. Modric et Kroos ont apporté une touche de technique et tenté de combiner au maximum pour apporter le surnombre et épauler une attaque madrilène déboussolée par les absences de Cristiano Ronaldo et la sortie de Karim Benzema à la mi-temps. Vivement la seconde manche, qui promet encore un sacré bras de fer dans l’entrejeu…

francefootball.fr

Mardi 26 Avril 2016 - 22:08



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