Locales-ça chauffe à la commune de Sicap Liberté : Vers une plainte contre Khalifa Sall



Locales-ça chauffe à la commune de Sicap Liberté : Vers une plainte contre Khalifa Sall
A quelques trois (3) jours des élections locales du 29 juin, la tension monte à la Sicap. Il s’agit d’une plainte brandie contre le maire de Dakar, Khalifa Sall. Ce, pour ingérence. L’auteure n’est autre que Zahra Iyane Thiam, tête de liste de l’Union pour le Développement du Sénégal (UDS) innovation. « Ce que nous déplorons, c’est que Khalifa Sall vienne battre campagne au niveau de la commune de Sicap liberté. Khalifa Sall est candidat de la commune de Grand-Yoff et nous savons tous que pour cette année-ci la mairie de la ville est constituée de conseillers qui émanent des 19 communes donc Sicap aura quatre (4) représentants, Grand-Yoff (8), Ouakam (6).


Aujourd’hui si Khalifa Sall est candidat à la ville, il faudrait qu’il attende que les conseillers soient désignés…, c’est le sens de la plainte que nous allons déposer contre lui parce que nous avons une situation qui fait jurisprudence en l’occurrence l’arrêté que le conseil constitutionnel avait pris en 2001 interdisant l’image d’Abdoulaye Wade sur les affiches et nous avons vu les affiches de Khalifa Sall partout… », charge la candidate qui ne manque pas d’indiquer que ce n’est pas la même chose qu’en ce qui concerne le cas Macky Sall dont les images sont aussi décriées.  

 
« Là, c’est totalement différent par ce que  c’est une affaire indirecte. C’est un responsable qui a pris la photo du président de la République qui est une Institution qui ne droit être mêlée en aucune façon dans ses élections locales là, les gens l’ont décrié et son image a été retirée. Khalifa Sall lui-même s’est targué de battre campagne. Il est venu lui-même dans la commune, il a distribué des affiches, il a tenu des discours en disant il faut me refaire confiance, ce qu’il faudrait comprendre aujourd’hui, c’est qu’il ne peut pas choisir un maire au Sicap. Les populations y sont assez avertis et responsables pour choisir leur propre maire. Nous userons des voies et moyens que la Justice, que la République met à notre disposition ».


Zahra Iyane Thiam qui était en visite de proximité dans les quartiers de la Sicap Liberté hier, d’expliquer sa candidature en ces termes : « Nous sommes des enfants de la Sicap, nés et grandis ici, qui ont vu ce qu’était les Sicap avant et ce que sont devenus les Sicap aujourd’hui. C’est pourquoi, on a dit nous allons mettre en synergie nos efforts et nous impliquer pour ces élections-là ».


Ce, d’autant plus qu’avec l’acte III de la décentralisation qui a fini de signer, « l’avènement de la communalisation intégrale » avec non « des communes d’arrondissement » mais « des communes de plein exercice où je le rappelle les compétences seront encore élargies parce que nous avons neuf domaines qui sont transférées à ce jour mais nous en aurons plus avec l’acte III ». Mieux, ceci combiné au « Plan Sénégal Emergent (PSE) qui doit amener le Sénégal vers l’émergence… » ; il s’agit selon elle, pour la base, de jouer sa partition, « pour réaliser l’émergence » car « le développement ne peut pas venir que du sommet mais de la base et qui gère la base, ce sont les collectivités locales, la commune ».

 
A travers cette plainte, l’UDS innovation entend donner l’exemple pour que « plus jamais ça dans le futur », souligne l’ex-membre de « Macky 2012 » qui a fini de prendre ses responsabilités pour aller seule aux locales. Se disant « extrêmement confiante » à quelques trois (3) jours du rendez-vous, Zahra Iyane Thiam ne rate par ailleurs pas son rivaux Santi Agne qui dirige la coalition « Taxawu Dakar » de Khalifa Sall mais surtout  le ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Anta Sarr qui défend les couleurs de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), qu’elle ne manque pas d’égratigner: « Madame le ministre devrait avoir d’autres préoccupations que d’aller vers les suffrages » notamment «  mesurer les enjeux du moment »  au Sénégal avec ses plus de 50 % de femmes dont certaines ont besoin de formation. Et ça, « ce n’est en restant sur le terrain ».


Vendredi 27 Juin 2014 - 01:32



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