Locales: la CSDH bat campagne contre les violences politiques



Locales: la CSDH bat campagne contre les violences politiques
a pêche aux voix, le Comité Sénégalais des Droits de l'Homme (CSDH), conscient du contexte sensible des élections locales, organise, en partenariat avec le Cadre de Réflexion et d'Action sur les Violences Politiques (REAVPOL), une campagne de sensibilisation pour des élections apaisées. Selon l’organisation, « les élections présentent ce paradoxe d’être à la fois un facteur de paix donc de stabilité, en ce qu’elles fondent la légitimité du pouvoir mais, en même temps, une source d’instabilité sociale particulièrement en Afrique. Dans ce continent, elles constituent la cause première des conflits. Plusieurs États, dont la Côte d’Ivoire, la République de Guinée, la Guinée-Bissaü etc, ont été remarquablement fragilisés par la violence politique, entrainant ainsi des conflits et crises socio-politiques avec des impacts négatifs sur les économies et le développement. 


Mieux, « bien que le Sénégal se prévale d’une expérience électorale centenaire, il n’est pas pour autant épargné par les violences politiques en général et électorales en particulier. En effet, la violence est une constante dans la vie politique sénégalaise, marquée par l’assassinat du député Demba DIOP de Mbour en 1967, la tentative d’assassinat du Président Léopold S. SENGHOR en 1967, l’assassinat de Me Babacar SEYE en 1993 et la tentative d’assassinat de Talla SYLLA en 2003… Les élections organisées entre 2000 et 2012 ont aussi été, à des degrés divers, émaillées par des violences. En effet, la configuration de la vie politique sénégalaise semble être porteuse, elle-même, de germes de conflits relativement étudiés et compris dans leur multiples dimensions, mais négligés par les différents acteurs et dont l’ampleur et l’importance pourraient irréversiblement entrainer, si rien n’est fait, dans un avenir plus ou moins lointain, un basculement chaotique. 


Les derniers évènements de Grand Yoff à Dakar, de Tambacounda et d’autres régions du pays sont des indicateurs objectivement vérifiables du caractère conflictuel de la vie politique sénégalaise, avec ses relents de violences politiques », constate le CSDH qui indique : « C’est ainsi que, dans la perspective des élections locales du 29 juin 2014, le CSDH, institution nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, entend dérouler un certain nombre d’activités pour prévenir la violence dont : l’organisation d’un point de presse avec les leaders et porteurs de voix dans ses locaux et l’organisation d’une campagne de communication contre la violence politique. La pertinence et la nécessité, au regard des résultats attendus, sont à plusieurs égards remarquables ». Les objectifs ne sont autres que : 


« Contribuer à l’apaisement du climat politique et social avant, pendant et après les élections locales ; apaiser le climat politique pour un bon déroulement des élections locales ; sensibiliser les acteurs sur la non violence pour les élections locales ; sensibiliser la population sur les conséquences de la violence sur le développement et la paix sociale par des spots publicitaires dans les radios et télé; sensibiliser les acteurs politiques sur les conséquences désastreuses du recours à la violence ; sensibiliser les acteurs pour promouvoir le dialogue politique, la confrontation des idées et des programmes, promouvoir la tolérance et le respect mutuel ». En ce qui concerne les résultats : « Des élections locales apaisées ; les populations se sont approprié les messages issus de la sensibilisation ; les populations ont conscience de l’impact négatif de la violence politique sur la paix, la stabilité sociale, politique et sur le développement ; les acteurs politiques ont conscience de l’impact négatif de la violence; les acteurs politiques optent pour le dialogue et la non violence ». Ceci à travers des conférences de presse, une campagne de sensibilisation,…
 
 


Dié Ba

Mardi 17 Juin 2014 - 17:39



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter