Lutte-Baisse des cachets : lutteurs et promoteurs pleurent les sponsors, l’Etat indexe le CNG qui accuse les supporters




Sur la question qui fâche le monde de la lutte à savoir la baisse des cachets qui pourrait être synonyme de perte de vitesse du sport de chez nous, le promoteur Aziz Ndiaye qui est allé jusqu’à demander au « roi des arènes », Balla Gaye 2 de diminuer son cachet (30 millions) pour voir sa sortie contre Bombardier le 9 juin prochain être dans le domaine du possible, sonne l’alerte. La lutte a des problèmes : Les gros sponsors qui avaient un impact dans le montage des affiches lui tournent le dos. « On est vraiment désolé mais la lutte a atteint ses cachets limites par rapport aux précédentes années allant de plus de 120 millions obtenus grâce aux fonds décaissés par les gros sponsors ».


Loin d’être aussi alarmé, le Comité National de Gestion (CNG) de Lutte qui accuse les lutteurs et leurs fans clubs semble dire que cela ne peut pas freiner le sport national. Tout au plus, selon Thierno KA, les cachets sont redevenus normaux. « Les cachets ont connu une hausse vertigineuse en très peu de temps, peut être qu’on va retrouver la terre ferme » voire « des cachets acceptables » dit le chargé de communication du CNG qui "depuis  cinq (5) ans, n’a eu de cesse d’inviter les gens de la lutte à la discipline, à la sportivité et bannir les actes de violences car aucun promoteur, aucun sponsor ne souhaiterait voir son image associée à la violence sous toutes ses formes". Ce, avant de placer les lutteurs et les supporters sur le banc des accusés.  "Les fans clubs et autres sont quelque part responsables voire les lutteurs parce que ce sont eux qui les gèrent directement ». Ils auraient mieux fait de leur tenir un autre langage pour éviter la situation que nous connaissons actuellement », juge-t-il. 

Cependant où moment où Boy Khaïry, ancien lutteur est partagé entre le regret et l’espoir de voir ladite situation dépassée et ce, dans « quelque temps »  seulement, le conseiller en sport du président Sall lui, renvoie le CNG à ses copies.  


« La lutte occupe une place très importante dans l’échiquier du sport national parce qu’elle la particularité d’être un sport sénégalais peut être pratiqué et aimé par d’autres mais qui se limite dans notre espace national. Il y a une autre particularité, elle est une affaire de privés, d’entrepreneurs qui en font une vie. Donc, la résolution de ce problème récurent émane des acteurs eux-mêmes que sont les lutteurs et les promoteurs. Mieux, en plus du devoir d’organiser la lutte, le CNG doit organiser une rencontre autour du monde qui vit de la lutte pour voir d’abord où se trouve le problème », lâche Ndongo Ndiaye qui précise que l’Etat pour sa part, a tenu son rôle.


Le problème ne pas être que celui de la violence car sur ce point de vue, la lutte s’est beaucoup améliorée. Cette année, on n’en a pas connu mais les sponsors continuent à se retirer, il faut donc aller chercher  là où se trouve le problème. L’apport  de l’Etat est déjà très important, le président a bouclé un financement de l’arène nationale. L’Etat a fait son rôle qui est d’accompagner la lutte ». Pour le conseiller de Macky Sall sur les ondes de la Rfm, « la solution viendra du monde de la lutte ». L’ancien lutteur, Boy Khaïré appelle à l’union des cœurs pour que les sponsors refassent bouger les cachets. 


Mercredi 19 Mars 2014 - 15:19



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