Lutte contre la corruption à Madagascar: d’anciens ministres épinglés

A Madagascar, un ancien ministre de la période de l’ère Rajoelina a été mis en examen hier mercredi 3 septembre. Il n’est pas le seul ancien ministre à avoir fait l’objet d’une enquête par le Bureau indépendant anticorruption. Même si l’actuel président Rajaonarimampianina a affirmé au début de son mandat qu’il ne ferait pas de « chasse aux sorcières du passé », plusieurs dossiers concernant des ministres du régime précédent de Transition sont entre les mains des magistrats anti-corruption.



Lutte contre la corruption à Madagascar: d’anciens ministres épinglés

Soupçonné de corruption avec dix autres personnes, l’ancien ministre de l’Energie Rodolphe Ramanantsoa a répondu à la convocation et s’est présenté hier mercredi devant la chaîne pénale anticorruption. Contacté par RFI quelques heures plus tard, il dément faire l’objet de soupçons. Les magistrats ont prononcé la liberté provisoire pour les 11 personnes convoquées, l’affaire sera jugée le 12 septembre.

Cette semaine un autre ministre de la Transition, un ancien ministre de l'Agriculture, a été entendu par la justice. Selon le bureau indépendant anticorruption (Bianco), il est soupçonné dans l’affaire des « tracteurs indiens » : près de 400 tracteurs avaient été importés par le gouvernement précédent et une partie aurait été revendue sous le régime de Transition dans des conditions douteuses.

Médiatisation des affaires

Cette semaine un autre ministre de la Transition, un ancien ministre de l'Agriculture, a été entendu par la justice. Selon le Bureau indépendant anticorruption (Bianco), il est soupçonné dans l’affaire des « tracteurs indiens » : près de 400 tracteurs importés par le gouvernement précédent dont une partie aurait été revendue sous le régime de transition dans des conditions douteuses.

Un ancien ministre du Tourisme sera aussi prochainement convoqué par la justice suite à une enquête du Bureau indépendant anticorruption.

Le Bianco a remis à la justice plusieurs dossiers qui concerne des responsables de la Transition. Mais il agissait dans la discrétion. « Maintenant on médiatise pour sécuriser tous ces dossiers, affirme le directeur général du Bianco, pour que ces dossiers aboutissent ».


Rfi.fr

Jeudi 4 Septembre 2014 - 13:00



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter