Lutte contre la pauvreté : Le plan national de développement de la propriétè intellectuelle peut relever les défis

«Si l’Afrique avait breveté toutes ses inventions, elle aurait, aujourd’hui, dépassé ce stade». Telle est la conviction de Mamadou Diop, président de la commission de rédaction du plan national de développement de la propriété intellectuelle.



Lutte contre la pauvreté : Le plan national de développement de la propriétè intellectuelle peut relever les défis
A l’en croire, si le Japon est arrivé aujourd’hui à concurrencer les Usa, c’est parce qu’il a su s’acheter des brevets et protéger ses inventions. C’est des exemples de ce genre que les pays africains doivent copier pour atteindre certains points des objectifs du millénaire pour le développement dont la pauvreté. Il est donc urgent pour l’Afrique, « en plus de produire et d’inventer de se payer des brevets », selon M. Diop. Rappelant des propos Me Wade, le président de la commission de rédaction soutient que «seule l’imagination et la créativité peuvent sauver l’Afrique».

C’est dans cette optique d’ailleurs que des experts sénégalais se sont penchés sur la question depuis près d’un an pour ensuite dérouler une feuille de route à suivre sur une période de cinq ans.
Le document dénommé plan national de développement de la propriété intellectuelle (Pndi) a été présenté ce matin au public au cours d’un atelier de partage tenu à Dakar.
Ledit document est le fruit d’un inventaire total de tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.
Il a été rédigé sous la direction d’un consultant envoyé par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), selon Mamadou Diop. Et pour une stratégie viable, tous les acteurs concernés ont été interrogés.

Dans ce plan, dit-on « huit programmes définissent le système de la propriété intellectuelle notamment le cadre institutionnel qui comprend cinq entités dont un conseil national qui réunit un représentant du ministère de la Culture, un du ministère de l’industrie et deux de l’agence de la propriété industrielle et des innovations technologiques et celle de la propriété littéraire et artistique».

Le président de l’association des cinéastes sénégalais associés, Ngaindo Bâ, affirme en marge de cet atelier que, « établir des plans c’est bien, mais agir c’est mieux ». Car selon lui, « on a établi beaucoup de plans mais la plupart sont dans les tiroirs». En plus, ajoute-t-il «un plan national ne peut à lui seul résoudre le problème car le mal est partout et seul un plan supranational peut faire l’affaire ».

Bigué BOP

Vendredi 16 Juillet 2010 - 16:35



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